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Rémy Abraham opéré d’un hernie, facturé pour une chirurgie liée au cancer
Un patient indien opéré d’une hernie à Mumbai s’est vu facturer une procédure supplémentaire classée comme liée au cancer, bien qu’il n’ait jamais reçu de diagnostic ni de traitement oncologique.

Un homme a été admis dans un hôpital privé de Mumbai le 1er septembre pour une intervention chirurgicale destinée à traiter une hernie. Son départ prévu le lendemain s’est transformé en une surprise lorsqu’il a appris que sa facture incluait une procédure additionnelle catégorisée comme liée au traitement du cancer — alors qu’il n’avait jamais été diagnostiqué ni suivi pour cette maladie.
Regi Abraham a subi l’opération de réparation de la hernie à l’hôpital Criticare, situé dans le quartier de Malad. Avant son admission, il avait obtenu de sa compagnie d’assurance une autorisation de prise en charge non monétaire d’un montant de 95 500 roupies indiennes. Le 2 septembre, au moment de sa sortie, le service des demandes d’indemnisation de l’hôpital a informé sa famille que le montant total de la facture s’élevait désormais à 202 000 roupies, en raison de l’ajout d’une procédure qualifiée de « liée au cancer ». Selon Abraham, l’assureur a refusé de couvrir ce poste, obligeant le patient à régler la différence de sa poche.
Les documents de facturation mentionnaient, outre la chirurgie de la hernie, une intervention désignée sous le terme d’« exérèse du thymus », classée dans les systèmes administratifs comme associée au cancer. Abraham affirme n’avoir jamais reçu de diagnostic oncologique ni consulté l’établissement pour une pathologie tumorale. Ce point est central : si l’exérèse du thymus peut effectivement intervenir dans certains protocoles contre le cancer, elle est aussi pratiquée dans des cas complexes de hernie. Le litige porte donc sur la classification administrative de l’acte, non sur la réalisation d’une chirurgie cancéreuse distincte.
L’hôpital a attribué l’incident à une « erreur humaine non intentionnelle », précisant qu’un employé administratif non médical avait sélectionné, par inadvertance, une catégorie erronée lors de la saisie de l’intervention dans le système de facturation et d’assurance. Deepak Namjoshi, fondateur de l’établissement, a confirmé que l’erreur avait été corrigée et que l’hôpital n’avait perçu aucun paiement anticipé relatif au montant contesté. La facture définitive réglée par le patient s’élève à 75 000 roupies.
Abraham affirme que la correction n’a eu lieu qu’après son signalement formel de la facture. L’hôpital, en revanche, soutient avoir identifié et rectifié l’anomalie de façon autonome, sans intervention préalable du patient — une divergence de récit entre les deux parties.
Le chirurgien ayant réalisé l’intervention avait qualifié l’événement, dans une lettre datée du 3 septembre, d’« négligence ». Interrogé ultérieurement par la presse, il a précisé qu’il privilégiait désormais le terme de « confusion » plutôt que « négligence », soulignant que l’incident ne constituait pas une fraude, même s’il avait causé un malaise au patient.
Abraham n’a pas limité son action à la rectification de la facture. Il a déposé des plaintes auprès du Conseil médical de l’État du Maharashtra, de l’Autorité de régulation et de développement de l’assurance en Inde, de la municipalité de Mumbai, ainsi que devant les autorités sanitaires étatiques et municipales, afin d’obtenir un examen approfondi de l’affaire.
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