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La 12e sommet mondial de l'économie verte s'ouvre à Dubaï

Dubaï accueille la douzième édition du sommet mondial de l'économie verte, axée sur le passage des projets pilotes aux solutions durables à grande échelle.

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La 12e sommet mondial de l'économie verte s'ouvre à Dubaï
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La douzième édition du sommet mondial de l'économie verte a débuté ce mercredi à Dubaï. Organisée par le Conseil suprême de l'énergie de Dubaï, la Dubai Electricity and Water Authority et l'Organisation mondiale pour l'économie verte, cette rencontre se tient au centre commercial international de Dubaï les 21 et 22 octobre sous le thème « De la réalisation à l'expansion : mettre en lumière l'économie verte ».

L'événement réunit 135 intervenants, incluant ministres, dirigeants d'entreprises, responsables gouvernementaux et experts internationaux. L'objectif est de partager les modèles réussis et d'examiner comment élargir leur application pour accélérer la transition vers une économie durable.

Contexte économique et financier

Cette session intervient alors que les technologies propres ont démontré leur viabilité environnementale et économique. Les investissements mondiaux dans la transformation énergétique ont atteint environ 2,3 billions de dollars américains en 2025, contre 1,8 billion deux ans plus tôt. Par ailleurs, l'initiative Climate Policy Initiative révèle que le financement climatique mondial a dépassé 2 billions de dollars pour la première fois en 2024.

Le sommet souligne la nécessité de passer des expérimentations à une mise en œuvre massive via des modèles commerciaux extensibles, des partenariats efficaces et un financement flexible. La valeur annuelle de l'économie verte a désormais franchi le cap des 5 billions de dollars américains, avec une croissance double de celle des industries traditionnelles.

Axes stratégiques et innovations

Les discussions s'articulent autour de quatre piliers principaux : les technologies énergétiques et les infrastructures, les stratégies commerciales et la transformation durable, la sécurité hydrique et alimentaire, ainsi que le financement. Ces thèmes sont traversés par trois sujets transversaux : l'intelligence artificielle, la gouvernance et les facilitateurs des systèmes économiques, incluant les chaînes d'approvisionnement et l'économie circulaire.

Concernant l'énergie, les débats portent sur la réponse à la demande croissante, notamment due aux centres de données basés sur l'IA. Le rôle du stockage d'énergie, de l'hydrogène vert et de l'énergie nucléaire est examiné pour diversifier le mix énergétique. Sur le plan financier, il est rappelé que le monde nécessite au moins 6,3 billions de dollars d'investissements annuels d'ici 2030 pour atténuer les effets du changement climatique, face aux 2,3 billions actuellement mobilisés.

Rôle de l'IA et de la gouvernance

L'intelligence artificielle est présentée comme un levier majeur pour optimiser la gestion de l'énergie et réduire les risques environnementaux, mais aussi comme un défi en raison de sa consommation élevée en eau et en électricité. Le sommet explore les conditions permettant un impact net positif, telles que l'établissement de normes d'efficacité pour les data centers.

La gouvernance constitue le lien entre les ambitions climatiques et leur exécution. L'attention se porte particulièrement sur l'application dès 2026 du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (CBAM) de l'Union européenne, qui impose une accélération de la décarbonation dans les secteurs de l'aluminium, de l'acier, du ciment et de la pétrochimie.

Économie circulaire et potentiel régional

Le marché mondial de l'économie circulaire était valorisé à 517,79 milliards de dollars américains en 2025 et devrait atteindre 888 milliards d'ici 2030, avec un taux de croissance annuel composé de 11,3 %. Les matériaux recyclés génèrent 80 % d'émissions en moins par rapport à l'extraction de matières premières. Des solutions intégrant robotique, IA et blockchain sont envisagées pour améliorer la collecte et la valorisation des déchets.

La région Moyen-Orient et Afrique du Nord dispose d'une capacité opérationnelle d'énergies renouvelables de 43,7 gigawatts, avec plus de 200 gigawatts de projets en développement. Les discussions mettent en avant la résilience climatique comme investissement à long terme, citant le succès de la désalinisation par osmose inverse dans la région. Environ 2,1 milliards de personnes dans le monde n'ont toujours pas accès à des services d'eau potable gérés en toute sécurité.

Le sommet vise à transformer les engagements individuels en systèmes intégrés ayant un impact global. Il insiste sur l'importance de combiner technologie, science, savoirs locaux et solutions fondées sur la nature pour développer des systèmes alimentaires régénératifs adaptés à un climat plus chaud.

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