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Le FMI abaisse ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2026 à 0,9%

Le FMI réduit ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2026 et relève ses estimations d'inflation, soulignant les impacts de la guerre au Moyen-Orient et de la hausse des prix de l'énergie.

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Le FMI abaisse ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2026 à 0,9%
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Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’économie de la zone euro en 2026, tout en augmentant ses estimations d’inflation. Il met en garde contre les pressions croissantes exercées sur les économies européennes par le conflit au Moyen-Orient et la flambée des prix de l’énergie.

Dans son rapport périodique consacré à l’économie des vingt pays membres de la zone euro, le FMI indique que la croissance attendue pour 2026 a été révisée à 0,9 %, contre 1,1 % dans ses prévisions d’avril dernier.

Parallèlement, l’institution internationale a relevé son estimation de l’inflation à 2,8 % pour l’année en cours, contre 2,6 % précédemment. Elle attribue cette hausse à un choc énergétique lié à la guerre entre les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a accentué les pressions sur les prix.

Le FMI qualifie ce conflit en Iran de « choc d’offre négatif important mais temporaire ». Il souligne que cette situation a affaibli la confiance des consommateurs et des entreprises tout en durcissant les conditions financières, à un moment où les coûts de l’énergie et de la production augmentent.

Le rapport avertit que si les perturbations dans l’approvisionnement énergétique se prolongent, l’inflation pourrait atteindre des niveaux plus élevés. Cela risquerait également d’augmenter les anticipations d’inflation chez les ménages et les entreprises, compliquant ainsi la tâche des décideurs monétaires.

Le FMI met aussi en garde contre une possible aggravation des tensions sur l’économie européenne en cas de reprise du conflit au Moyen-Orient, de retard dans la réforme des infrastructures énergétiques ou d’une intensification de la guerre.

Concernant la politique monétaire, le FMI prévoit que la Banque centrale européenne (BCE) continuera de durcir sa politique après sa récente hausse des taux de 25 points de base. Il anticipe des hausses supplémentaires totalisant jusqu’à 50 points de base en 2026, avec une possible troisième augmentation si les pressions inflationnistes persistent.

L’institution financière précise que les taux d’intérêt devront peut-être atteindre des niveaux plus stricts pour empêcher que le choc énergétique ne se propage à une hausse généralisée des prix dans tous les secteurs économiques.

En revanche, le FMI met en garde les gouvernements de la zone euro contre la mise en place de programmes de soutien trop larges pour compenser la hausse des prix de l’énergie. Il considère que ces mesures pourraient réduire les incitations à la modération de la consommation et accroître les tensions sur les finances publiques.

Le rapport mentionne que, jusqu’en mai 2026, les pays de l’Union européenne ont adopté des mesures de soutien à l’énergie équivalant en moyenne à environ 0,1 % du produit intérieur brut. Il recommande que toute aide future soit mieux ciblée sur les ménages les plus vulnérables plutôt que d’être généralisée.

Le FMI insiste sur la nécessité prioritaire de maintenir la stabilité des anticipations d’inflation tout en poursuivant les réformes structurelles destinées à renforcer la sécurité énergétique, à améliorer la productivité et à accroître la résilience de l’économie européenne face aux chocs extérieurs.

Il appelle également à accélérer les investissements dans les énergies renouvelables, à réduire la dépendance aux combustibles fossiles, et à renforcer l’intégration des marchés européens ainsi que les chaînes d’approvisionnement, afin de soutenir la croissance à long terme et d’atténuer l’impact des fluctuations des marchés énergétiques mondiaux.

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