Économie
Les cours du pétrole ont augmenté vendredi après un recul la veille, dans un contexte d’explosion à Oman et de tensions persistantes entre Washington et Téhéran.

Les prix du pétrole ont progressé ce vendredi, après une forte baisse enregistrée lors de la séance précédente, à la suite de la suspension des chargements au port de Fahal en Oman, provoquée par une explosion.
Les espoirs d’une fin rapide du conflit entre les États-Unis et Israël contre l’Iran se sont également estompés, après le refus du Hezbollah d’accepter un nouveau cessez-le-feu au Liban.
Les contrats à terme sur le Brent ont gagné 33 cents, soit 0,35 %, pour atteindre 95,36 dollars le baril à 08h08, heure d’Abou Dhabi, après une chute de 2,84 % lors de la clôture de la séance précédente.
Le prix du brut américain West Texas Intermediate (WTI) s’est établi à 93,06 dollars le baril, en hausse de deux cents, soit 0,02 %, après une baisse de 3,1 % jeudi.
Ces deux références pétrolières sont en voie d’enregistrer leur première progression hebdomadaire en trois semaines, le WTI ayant gagné plus de 6 % depuis le début des hostilités au Moyen-Orient, le blocage des négociations de paix entre Washington et Téhéran, ainsi que la circulation limitée dans le détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole.
Selon Reuters, la station de chargement du port de Fahal en Oman a interrompu ses opérations après une explosion survenue près des quais des bouées d’amarrage, attribuée à une probable attaque par drone.
Des analystes ont exprimé leurs inquiétudes quant à une possible baisse des stocks mondiaux de pétrole, susceptible de faire grimper les prix au troisième trimestre.
Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a rejeté jeudi un accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis entre Israël et le gouvernement libanais. L’Iran maintient que l’arrêt des hostilités au Liban est une condition préalable à tout accord de paix avec Washington.
Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu’il percevait des progrès entre Israël et le Liban, estimant que ce dernier mérite la paix.
Dans une note, Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, a souligné : « L’optimisme reste limité face à la complexité des informations contradictoires. »
Il a ajouté : « Techniquement, tant que le WTI reste au-dessus du niveau de support autour de 80 dollars, les risques penchent vers une hausse. »
Le secrétaire général de l’OPEP, Haitham al-Ghais, a affirmé jeudi que l’organisation maintient ses prévisions de croissance de la demande pétrolière de 1,2 million de barils par jour pour cette année, malgré le conflit au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz.
Les données sur les exportations montrent que les livraisons de pétrole iranien ont chuté à leur plus bas niveau en six ans, principalement en raison du blocus maritime imposé par les États-Unis.



