Économie
L’or a grimpé de 0,9 % à 4 406,34 dollars l’once, touchant son niveau le plus élevé depuis dix semaines, tandis que les marchés anticipent la publication des données américaines sur l’inflation et révisent à la baisse les chances d’un relèvement des taux par la Fed en septembre.

L’or a gagné près de 1 % mercredi, porté par un recul des anticipations d’une hausse des taux directeurs par la Réserve fédérale américaine le mois prochain. Les investisseurs scrutent désormais la diffusion imminente des indicateurs clés de l’inflation aux États-Unis, susceptibles de modifier profondément les attentes en matière de politique monétaire.
Dans les transactions au comptant, le métal jaune a progressé de 0,9 % pour atteindre 4 406,34 dollars l’once à 3 h 30, heure de Greenwich. Les contrats à terme américains sur or, échéance décembre, ont quant à eux augmenté de 0,6 %, s’établissant à 4 466,70 dollars.
Le cours de l’or avait atteint mardi sa plus forte valeur depuis dix semaines, avant de buter sur une résistance technique autour de la moyenne mobile sur cent jours, située à environ 4 387 dollars. Il a ensuite cédé du terrain à la clôture, marquant ainsi sa deuxième baisse mensuelle.
Kelvin Wong, analyste principal marché chez OANDA, souligne que « le facteur déterminant pour l’or reste le repli des anticipations d’un relèvement des taux par la Réserve fédérale ». Ce mouvement s’est accentué vendredi dernier, lorsque les chiffres de l’emploi américains, plus faibles que prévu, ont conduit les opérateurs à réduire leurs paris sur une nouvelle hausse des taux.
Selon l’outil FedWatch du groupe CME, la probabilité d’un resserrement monétaire en septembre est désormais évaluée à 50 %, contre 60 % avant la publication du rapport sur l’emploi. Or, des taux d’intérêt plus bas soutiennent traditionnellement l’or, actif non rémunéré.
Les chiffres de l’indice des prix à la consommation (CPI) aux États-Unis, prévus pour être publiés plus tard dans la journée, pourraient à nouveau ajuster les perspectives sur les taux.
Le pétrole a poursuivi sa hausse après l’annonce, mardi, de deux attaques distinctes menées séparément par les États-Unis et les Houthis au Yémen, alliés de l’Iran, contre deux navires. Dans le même temps, les perspectives d’un règlement du conflit impliquant l’Iran restent très incertaines : Téhéran a déclaré que le détroit d’Hormuz resterait fermé tant que Washington ne répondrait pas à ses exigences.
Sur le front des autres métaux précieux, l’argent a pris 1,2 % pour s’échanger à 65,46 dollars l’once, restant toutefois en deçà de son plus haut niveau depuis le 22 juin, atteint la veille. Le platine a grimpé de 0,6 % à 1 754,10 dollars, tandis que le palladium a gagné 0,8 %, s’établissant à 1 370,86 dollars.



