Football
Infantino sans réponses claires au conseil de la FIFA
Le président de la FIFA a présenté ses excuses mais n'a pas fourni d'explications satisfaisantes sur son projet avorté de vente de parts du Mondial.

Gianni Infantino a formulé des excuses concernant l'échec de son initiative visant à ouvrir les tournois majeurs aux investisseurs privés, sans toutefois dissiper les interrogations des membres du conseil. Lors d'une réunion tenue jeudi à Zurich, le dirigeant a été confronté à un examen critique portant sur sa tentative de céder des participations dans la Coupe du monde à des acteurs du secteur privé.
Bernd Neuendorf, président de la Fédération allemande et membre de l'instance décisionnelle, a confié à la presse que plusieurs questions pointues avaient été soulevées. Selon lui, les éléments de réponse apportés par Gianni Infantino ne se sont pas révélés convaincants pour l'ensemble des participants.
Une proposition retirée sous pression
L'ordre du jour était dominé par le dossier de la « FIFA Forward Enterprise », structure promue par le président. Cette annonce, effectuée fin juillet, prévoyait l'entrée de capitaux privés dans les compétitions phares de l'institution. Le projet a finalement été abandonné face à une opposition coordonnée menée par l'UEFA, la Confédération asiatique et la CONCACAF.
Debbie Hewitt, dirigeante de la fédération anglaise et vice-présidente de la FIFA, a indiqué que les échanges avaient permis aux membres d'exprimer leur mécontentement. Elle a précisé que Gianni Infantino avait débuté la séance par des excuses empreintes de regret avant d'ouvrir le débat sur les ressentis collectifs.
Attentes non comblées et contexte politique
Mme Hewitt a souligné la déception liée à l'absence de documents détaillés sur la stratégie financière, malgré les demandes explicites formulées lors de la rencontre. Le plan n'avait en effet pas été soumis au conseil avant son lancement public. L'intéressée a noté que seule la promesse de fournir ces informations manquantes constituait une nouveauté positive.
La position du président reste fragile alors qu'il brigue un nouveau mandat en mars prochain. Aucun challenger majeur ne s'est déclaré jusqu'à présent, bien que plusieurs grandes fédérations européennes aient révoqué leur soutien. Ces retraits découlent de la polémique autour de l'investissement, ainsi que de controverses liées aux relations avec Donald Trump.
Ces tensions incluent la création d'un prix de la paix attribué au président américain lors du tirage au sort de décembre dernier, ou encore la levée de la suspension de Folarin Balogun après une intervention téléphonique directe de M. Trump auprès de Gianni Infantino.
Perspectives financières et échéances
Le conseil devait également examiner la mise en place d'un fonds de développement doté de 6,35 milliards de dollars pour la période quadriennale à venir. Ce mécanisme, alimenté par les réserves issues du succès commercial anticipé du Mondial 2026, prévoirait une redistribution de 25 millions de dollars à chacune des 211 associations nationales affiliées.
Cette enveloppe pourrait servir à consolider la légitimité de Gianni Infantino avant le scrutin interne. La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre.
Dernières actualités

Lacroix visite le siège de la FINUL et tient des réunions de coordination avec l'armée libanaise

Gouverneur de la Banque du Liban : une percée imminente concernant la « loi sur le déficit »

Pezeshkian : l'Iran confronté aux plus fortes pressions économiques depuis la fondation de la République islamique


