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Ruben Amorim a confirmé que Christian Pulisic, mécontent de n’avoir disputé aucune minute cette saison, entrera en jeu contre la Lazio ce samedi, sans toutefois préciser s’il débutera titulaire.

Ruben Amorim a reconnu que Christian Pulisic, attaquant de Milan et international américain, exprime une vive frustration face à son absence totale de temps de jeu en compétition officielle cette saison. Le technicien portugais a toutefois annoncé que le joueur sera aligné lors du déplacement contre la Lazio en Serie A, prévu demain.
Lors de sa conférence de presse vendredi, Amorim a décrit l’adversaire comme « une équipe très rapide, très agressive, dotée d’une identité claire ». Il a souligné leur construction offensive avec quatre défenseurs et trois milieux, salué la signature de Davide Frattesi comme « un excellent renfort » pour la progression dans le dernier tiers, et mis en avant la qualité technique de leurs deux ailiers ainsi que l’arrivée d’un nouvel attaquant. « Ils se sentent confiants après trois victoires », a-t-il noté, rappelant qu’après une défaite en coupe, ils ont entamé la saison de façon très convaincante — « le football est parfois ainsi ».
La Lazio a remporté ses trois premiers matchs de Serie A. Amorim a également évoqué Gennaro Gattuso, qualifié de « légende du club », dont l’image « revêt une grande importance pour l’équipe à ce stade ». Pour lui, ce qui compte davantage que le talent pur, c’est « la passion et la férocité » dont l’ancien milieu faisait preuve sur le terrain — des qualités qu’il souhaite voir répliquées dans le jeu collectif milanais.
Concernant Pulisic, Amorim a précisé : « Vous le verrez jouer. Je ne sais pas s’il débutera ou s’il entrera en cours de match. Ce que je peux dire, c’est qu’il disputera au moins quelques minutes. Je l’apprécie beaucoup. » Il a ajouté que la colère du joueur « ne me dérange pas du tout », la jugeant même « positive » chez ses joueurs. Il a rappelé que Pulisic avait d’abord été touché par une blessure, puis souffert d’un nouveau coup lors de la première séance d’entraînement, ce qui avait interrompu sa préparation avant son retour progressif.
Le sélectionneur a réaffirmé son principe : « Peu importe le statut d’un joueur. Je ne laisse pas dehors ceux qui performant bien pour faire entrer un autre, même s’il est mondialement connu. C’est ma manière d’agir, et ce sera celle de toute ma carrière. » Il a insisté sur le rôle central de Pulisic dans le groupe, notamment à l’approche d’une période intense de huit semaines avec trois matchs par semaine. « Il jouera beaucoup, mais il faut comprendre le contexte et les raisons qui guident mes décisions. Vous le verrez cette semaine, et vous ne le raterez pas. »
Amorim a aussi mentionné d’autres options offensives en bonne forme : « Pulisic s’entraîne bien, Sissie se distingue actuellement, et Hutchinson retrouve progressivement sa condition. Dans les trois derniers matches, les remplaçants entrés en jeu ont changé le cours des rencontres. Nous serons une équipe forte. »
Le système retenu restera le 3-4-2-1, même si les titulaires en milieu offensif ne sont pas encore figés. Selon lui, Adrien Rabiot « joue davantage d’un but à l’autre » et n’est « pas habitué à évoluer entre les lignes », préférant « faire face directement au jeu », bien qu’il soit « très efficace près de la surface ». En revanche, Ruben Loftus-Cheek « peut être plus présent sur l’ensemble des 90 minutes, sans disparaître pendant cinq minutes puis revenir ». Sissie, Pulisic — droitier comme Loftus-Cheek — et d’autres possèdent aussi « d’excellentes caractéristiques » pour ce rôle.
Interrogé sur le rôle de Luka Modric dans la pression adverse, Amorim a concédé : « Parfois, il ne possède pas la capacité de presser sur chaque action. » Mais il a aussitôt souligné l’autre versant : « Il contrôle très bien le rythme de la rencontre. » Et d’ajouter : « Si une chose manque à cette équipe, c’est la compréhension du jeu avec le ballon. Pour l’instant, Modric la maîtrise mieux que les autres. En tant qu’entraîneur, je dois choisir ce que je privilégie. Nous manquons parfois un peu sous pression, mais avec le ballon, nous avons un meilleur contrôle. Mon message est clair : si nous devons sacrifier quelque chose, ce sera sans le ballon. Avec le ballon, nous devons être bons — ou très excellents. »



