Daily Beirut

Monde

À La Paz, les travailleurs réclament le départ de Rodrigo Paz

Des centaines de travailleurs ont manifesté jeudi à La Paz, tandis que Rodrigo Paz a nommé un nouveau ministre du travail pour tenter d’apaiser la contestation.

··2 min de lecture
À La Paz, les travailleurs réclament le départ de Rodrigo Paz
Partager

À La Paz, des centaines de travailleurs sont de nouveau descendus dans la rue jeudi pour demander le départ du président bolivien Rodrigo Paz Pereira. Dans le même temps, il a nommé un nouveau ministre du travail dans le cadre d’un remaniement annoncé la veille, afin de tenter d’apaiser les protestations.

Les mobilisations ont commencé il y a 3 semaines en Bolivie, avec des barrages routiers et des revendications portant sur une hausse des salaires, un approvisionnement stable en carburant et des mesures pour atténuer la pire crise économique que le pays connaisse depuis 40 ans. Elles ont ensuite dégénéré en affrontements violents avec la police, accompagnés d’appels à la démission de Paz, six mois seulement après son entrée en fonction, selon "France Presse".

Des barrages dans sept provinces

Jeudi, au moins 47 barrages routiers étaient en place dans 7 des 9 provinces du pays, d’après les données officielles. Les manifestants avaient bloqué l’accès à la capitale administrative, ce qui a provoqué des pénuries de nourriture, de carburant et de médicaments.

Lors des violences survenues lundi, environ 130 personnes ont été arrêtées, selon le bureau du procureur général. Des mineurs ont aussi défilé dans la capitale administrative, casques de protection sur la tête.

Ajoutez Daily Beirut à votre fil Google News pour recevoir l'info en priorité.

Le gouvernement cherche à calmer la rue

Pour tenter de désamorcer la contestation, Rodrigo Paz a nommé Williams Bascope, un avocat issu d’un groupe de populations autochtones, au poste de ministre du travail. Il remplace Edgar Morales, qui avait fait l’objet de vives critiques de la part du secteur du travail.

Le chef syndical Cecilio Gonzales a déclaré : "Il nous impose une politique néolibérale comme dans les années 1980 (...) Ce gouvernement n’a pas la capacité de gouverner et il est entièrement au service des entreprises multinationales".

Le gouvernement a accusé les manifestants de tenter de mener un "coup d’État", mais Paz a adopté un ton conciliant dans ses premières déclarations à la presse depuis près d’une semaine. Mercredi, il a affirmé : "Nous avons besoin de réorganiser le cabinet afin qu’il soit capable d’écouter".

Washington a présenté les manifestations en Bolivie comme une tentative de coup d’État contre le président Paz, dans une vidéo.

Partager

Dernières actualités