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L’avocat Abelardo de la Espriella a remporté de justesse la présidentielle colombienne, promettant une lutte renforcée contre les trafiquants de drogue.

Abelardo de la Espriella, avocat de renom, s’est imposé dimanche lors du second tour de l’élection présidentielle en Colombie avec une très faible avance, marquant un virage net vers la droite. Il s’est engagé à mener une guerre contre les trafiquants de drogue.
Âgé de 47 ans, le nouveau président colombien détient également la nationalité américaine et se surnomme « le tigre ». Il bénéficie du soutien du président des États-Unis, Donald Trump.
Selon les résultats officiels, de la Espriella a obtenu 49,65 % des voix, devançant nettement son adversaire, le sénateur de gauche Iván Cepeda, crédité de 48,70 %.
Le président élu a annoncé que Donald Trump l’avait félicité pour sa victoire. Sur les réseaux sociaux, il a écrit : « Je viens de m’entretenir avec le président des États-Unis, Donald Trump, qui m’a exprimé son soutien et reconnu notre victoire. »
Au cours des dernières années, Abelardo de la Espriella est passé d’un avocat pénaliste reconnu en Colombie à une figure majeure de la droite politique, s’appuyant sur une forte présence médiatique et un discours virulent contre la gauche et les groupes armés. Il est devenu l’un des principaux candidats à la présidence lors du scrutin de 2026.
Il est perçu comme le représentant d’une droite populiste montante en Colombie, s’appuyant sur un électorat conservateur qui réclame une politique plus ferme en matière de sécurité, de criminalité et de lutte contre le trafic de drogue, après plusieurs années de politiques menées par le gouvernement de gauche de Gustavo Petro.
Abelardo de la Espriella est l’une des personnalités politiques les plus controversées du pays ces dernières années en raison de ses positions tranchées contre la gauche et les groupes armés. Son discours politique et sécuritaire strict lui a valu un large soutien populaire, tout en suscitant de vives critiques de ses opposants.
Abelardo de la Espriella est né en 1977 à Barranquilla, en Colombie. Dès sa jeunesse, il s’est distingué comme avocat pénaliste spécialisé dans les affaires majeures et complexes.
Il s’est fait connaître en défendant des hommes d’affaires, des personnalités publiques et des responsables de haut rang, devenant l’un des avocats les plus médiatisés en Colombie.
Progressivement, il a étendu son activité au domaine public et au commentaire politique, se faisant remarquer par ses positions conservatrices et ses critiques répétées à l’encontre des courants de gauche et des gouvernements ayant adopté des politiques de réconciliation avec les groupes armés.
De la Espriella a utilisé son exposition médiatique importante pour construire une image politique axée sur la défense d’un « État fort » et le « rétablissement de la sécurité ». Ces messages ont trouvé un écho auprès d’une large partie des électeurs frustrés par la persistance de la violence et la montée en puissance des gangs et réseaux de drogue dans certaines régions.
Sa campagne électorale a mis en avant un programme visant à renforcer la politique sécuritaire, à accroître les capacités de l’armée et de la police, à traquer les groupes armés et les organisations criminelles, tout en réexaminant certains accords conclus par les gouvernements précédents avec les factions armées dans le cadre des processus de paix.
Il prône également des politiques économiques plus proches du secteur privé et des investisseurs, avec une réduction des contraintes réglementaires et une incitation aux investissements locaux et étrangers, estimant que la croissance économique est une clé pour résoudre les crises sociales du pays.
Ses partisans le décrivent comme un homme politique ferme capable de restaurer l’autorité de l’État et de faire respecter la loi. En revanche, ses détracteurs considèrent que son « discours populiste et dur » risque d’accentuer la polarisation politique déjà très marquée en Colombie et de menacer certains acquis en matière de réconciliation nationale et de droits humains.
Lors de la dernière campagne, de la Espriella a tiré parti de la division croissante entre la droite et la gauche, ainsi que des préoccupations sécuritaires et économiques qui dominent l’opinion publique colombienne, se présentant comme l’alternative capable de mettre fin à ce qu’il qualifie de « phase d’expériences de gauche » dans le pays.
Au cours de la campagne, Abelardo de la Espriella a bénéficié d’un intérêt particulier du président américain Donald Trump, qui lui a apporté un soutien public, provoquant un large débat dans les milieux politiques colombiens.
Trump a qualifié de la Espriella de « combattant infatigable » et estimé qu’il représente un choix capable de renforcer la sécurité et la stabilité en Colombie. Il a en revanche critiqué sévèrement son adversaire de gauche Iván Cepeda, qu’il a qualifié de « marxiste de gauche radicale ».
Cette position américaine a divisé le paysage politique colombien. Les forces conservatrices et de droite ont salué ce soutien comme un signe de relations potentielles solides avec Washington en cas de victoire de de la Espriella, tandis que la gauche l’a perçu comme une ingérence directe dans les affaires internes et une tentative d’influencer les électeurs.
Les opposants à de la Espriella ont mis en garde contre le risque que son lien étroit avec les positions de Trump exacerbe la polarisation politique dans un pays déjà profondément divisé entre droite et gauche sur l’avenir de l’État et les politiques économiques et sécuritaires.



