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Des affrontements ont éclaté samedi entre la police néerlandaise et environ 500 manifestants d'extrême droite à La Haye, lors d'une manifestation anti-immigration. Des projectiles, dont des feux d'artifice, ont été lancés contre les forces de l'ordre.

Des affrontements ont éclaté samedi entre la police néerlandaise de maintien de l'ordre et environ 500 manifestants d'extrême droite dans le centre-ville de La Haye, après que ces derniers aient lancé des feux d'artifice et d'autres projectiles contre les agents, lors d'une manifestation anti-immigration.
La police a utilisé des matraques, des chiens dressés et des lanceurs d'eau pour disperser la foule, selon les correspondants de l'agence AFP sur place, et a arrêté plusieurs personnes.
La police a indiqué avoir arrêté 24 personnes et utilisé des lanceurs d'eau pour disperser les trouble-fête, tout en précisant que les enquêtes sont toujours en cours.
Le Premier ministre Robbert Ytterberg a déclaré sur X que les manifestants avaient cherché délibérément à entrer en collision avec la police, criant des slogans extrémistes de droite et antisémites « répugnants ».
Le ministre de la Justice David van Vliet a également insisté sur X sur l'importance de « prendre des mesures fermes » face à certaines actions des manifestants, comme « l'exécution de saluts nazis, la répétition de slogans antisémites, la violence envers la police et le jet de feux d'artifice sur les unités de maintien de l'ordre ».
Le rassemblement « Nous le peuple » a été organisé en protestation contre les politiques du gouvernement, notamment en matière d'immigration.
Les manifestants prévoyaient de défilé à travers la ville, mais les autorités locales ont interdit cette marche après l'explosion de violences dans le parc où ils se rassemblaient, ordonnant ainsi la dispersion de la manifestation.
L'un des manifestants, Taïs Janssen, âgé de 31 ans, a déclaré à l'AFP : « Nous perdons notre pays. Nous perdons littéralement notre pays au profit de l'immigration massive. »



