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Grève nationale aux Pays-Bas contre la baisse des prestations sociales

Une grève générale paralyse les ports de Rotterdam, Amsterdam et Zélande, ainsi que les transports et services publics, en réaction à un projet gouvernemental de réduction de 6,5 milliards d’euros des allocations sociales afin de financer l’objectif de dépense défensive de l’OTAN.

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Grève nationale aux Pays-Bas contre la baisse des prestations sociales
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Le plus grand port d’Europe connaît une interruption du travail dans le cadre d’une vague de neuf jours de grèves prévues en septembre aux Pays-Bas. Ces actions collectives visent à dénoncer une proposition gouvernementale de réduction des prestations de sécurité sociale, destinée à financer l’augmentation des dépenses militaires.

Aucun navire ne sera traité dans les ports de Rotterdam, d’Amsterdam et de Zélande entre 11 h 15 et 19 h, selon Bloomberg.

Des milliers de travailleurs sont mobilisés : opérateurs ferroviaires, conducteurs de bus, ouvriers du secteur métallurgique, employés de la société Heineken et fonctionnaires. Il s’agit de l’un des plus importants mouvements syndicaux organisés dans le pays depuis plusieurs années.

Cette grève s’inscrit dans une opposition frontale au projet de diminuer les allocations sociales de 6,5 milliards d’euros (7,6 milliards de dollars). Le gouvernement estime cette mesure indispensable pour atteindre l’objectif fixé par l’OTAN : consacrer 5 % du produit intérieur brut aux dépenses de défense d’ici 2035.

Nain Koeman, vice-président de la plus grande centrale syndicale néerlandaise, la FNV, a affirmé : « Il est extrêmement important d’accroître la pression sur le gouvernement afin qu’il cesse de fragiliser le filet de protection sociale. »

Les autorités estiment qu’elles devront mobiliser chaque année 19 milliards d’euros supplémentaires pour respecter cet engagement de l’OTAN. Pour y parvenir, le cabinet dirigé par Rob Jetten propose une combinaison de mesures : réduction des dépenses sociales, hausse des impôts et renforcement des coûts liés aux soins de santé publique.

Contrairement à des États membres comme la France ou la Pologne, les Pays-Bas ne comptent pas recourir aux mécanismes européens spécifiques d’emprunt. Selon Nain Koeman, ce choix relève d’une décision politique explicite.

Un porte-parole du ministre des Finances, Eelco Heinen, membre du Parti populaire pour la liberté et la démocratie (centre droit), a précisé que l’emprunt « n’offre qu’un soulagement temporaire, devant être remboursé ultérieurement. Nous ne voulons pas transmettre cette dette aux générations futures. »

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