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Des centaines de Palestiniens appellent à manifester le 26 juin à Gaza pour dénoncer la dégradation des conditions de vie et la domination du Hamas.

Des centaines de militants palestiniens ont lancé un appel à manifester dans plusieurs zones du secteur de Gaza plus tard ce mois-ci, afin de protester contre la dégradation persistante des conditions humanitaires liée aux conséquences de la guerre, ainsi que contre la division palestinienne qui a conduit à la prise de contrôle du Hamas sur la région.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux comptes d’activistes et de citoyens palestiniens ont relayé un appel à un mouvement populaire prévu pour le 26 juin, sous les noms de "Révolte du 26 juin" et "Journée de colère".
Le secteur de Gaza a déjà connu des manifestations réclamant une amélioration des conditions de vie, la fin des souffrances des habitants et le retrait du Hamas de la gestion gouvernementale locale.
Les Gazaouis vivent dans des conditions humanitaires extrêmement difficiles, marquées par une pénurie de nourriture, de soins médicaux et d’eau, en plus de leur vie dans des tentes délabrées qui aggravent leurs difficultés aussi bien en hiver qu’en été.
Le militant palestinien Yazan Ahmed a déclaré : "Le peuple veut faire entendre sa voix, face à l’injustice subie depuis des années. Le Gazaoui veut exprimer sa douleur et sa révolte dans les tentes, son humiliation dans les lieux de culte et les files d’attente pour l’eau".
Ahmed a condamné dans un message publié sur Facebook les tentatives de discréditer cette manifestation en accusant ses participants de servir des objectifs israéliens. Il a ajouté : "Nous voulons reconstruire le pays et redonner vie aux habitants. Quiconque s’oppose aux revendications populaires aide l’occupation à poursuivre son projet et son plan".
Le journaliste et militant sur les réseaux sociaux Ahmed Saïd a qualifié la "Révolte du 26 juin" de soulèvement contre les conditions à Gaza, contre l’occupation, la division du territoire, les rivalités entre dirigeants, la déportation et tout ce qui retarde l’amélioration des conditions de vie.
De son côté, le journaliste Abdelhamid Abdelati a partagé une vidéo sur sa page Facebook, estimant que cette journée représente une opportunité de changer complètement la situation.
Il a affirmé : "Il est temps de raconter notre tragédie et de descendre dans la rue pour transformer le paysage, que ce soit une journée de colère contre tout : les tentes, la précarité, le déplacement, l’occupation, nos assassinats et le silence du monde".
Le militant palestinien Amjad Abukoush considère que la responsabilité première revient au Hamas, qui contrôle Gaza, et réclame la chute de son autorité dans le secteur.
Suivi par des dizaines de milliers de personnes sur Facebook, Abukoush a déclaré : "Tout mouvement qui émergera de Gaza doit avoir pour slogan clair et incontestable la chute du Hamas".
Il a ajouté : "Aucune autre revendication n’a de valeur sans ce mot d’ordre et ce combat, sauf si le mouvement vise à demander au Hamas d’améliorer nos conditions d’asservissement".
Par ailleurs, Israël a annoncé la fermeture des points de passage vers Gaza "jusqu’à nouvel ordre" à la suite d’attaques iraniennes.
Un autre fait souligné est qu’à ce jour, le "Conseil de la paix" à Gaza ne dispose d’aucun financement.



