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Le gouvernement panaméen a accru la sécurité le long de ses 266 km de frontière avec la Colombie, suite à deux attaques meurtrières survenues samedi dans ce pays voisin, au premier jour de la présidence d’Abelardo De la Espriella.

Le Panama a renforcé dimanche sa sécurité frontalière avec la Colombie, après deux attaques survenues samedi dans ce pays voisin. Le gouvernement panaméen a démenti peu auparavant toute intrusion de groupes armés colombiens sur son territoire.
Ces deux attaques ont fait un mort parmi les forces de l’ordre colombiennes et plusieurs blessés. Elles se sont produites le premier jour de la présidence d’Abelardo De la Espriella, qui s’est engagé à mener une lutte radicale contre la criminalité organisée.
La frontière entre le Panama et la Colombie s’étend sur 266 kilomètres dans la région connue sous le nom de « trouée de Darién », une zone forestière accidentée dépourvue de routes terrestres.
En réaction aux attaques, le ministère panaméen de la Sécurité a indiqué que les unités du Service national des gardes-frontières « Sinafront », ainsi que celles de la branche aérienne et maritime « Sinan », avaient accru leur présence le long de la frontière afin de « renforcer la surveillance et le contrôle de la zone ».
Larry Solis, directeur général de Sinafront, a déclaré à l’Agence France-Presse que l’objectif était d’« interdire l’accès à toutes les côtes » et à « nos frontières », pour « faire face directement aux groupes commettant des actes criminels ».
Certains secteurs du Panama craignent que des organisations criminelles telles que le cartel « Clan del Golfo » ou les combattants de l’Armée de libération nationale ne pénètrent sur le territoire panaméen via les forêts de la trouée de Darién, notamment si les hostilités s’intensifient sous la nouvelle administration colombienne.
Toutefois, Frank Abrego, ministre panaméen de la Sécurité publique, a rejeté cette hypothèse il y a quelques jours, invoquant des échanges réguliers d’informations de renseignement entre les deux pays.
Lors d’une déclaration aux journalistes lundi dernier, Abrego a affirmé : « Il n’existe aucun type d’information fiable (...) Nous devons éviter de susciter la panique. »
Le renforcement de la sécurité frontalière intervient en parallèle avec des manœuvres militaires menées par le Panama avec environ vingt pays, dont les États-Unis, dans le cadre de la défense de la voie maritime stratégique qu’est le canal de Panama.
Ces exercices doivent s’achever jeudi prochain en présence du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth.
Le Panama a également ouvert une enquête sur le recrutement de ses ressortissants pour participer au conflit en Ukraine.
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