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Bloomberg décrit un échange de messages lent et indirect entre Washington et Téhéran, visant à préserver la confidentialité du lieu du Guide suprême iranien.

L'agence Bloomberg rapporte que la communication entre Téhéran et Washington s'effectue par un réseau complexe de messagers et d'intermédiaires, dans le but de garder secrète la localisation du Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei.
D'après des responsables américains, des analystes et des sources bien informées, les propositions des négociateurs américains transitent par des voies diplomatiques indirectes, souvent avec la participation de messagers iraniens pour dissimuler la position de Mojtaba Khamenei.
Selon ces sources, les échanges entre les États-Unis et l'Iran ressemblent davantage à un processus complexe et lent qu'à des négociations directes, avec un délai pouvant atteindre plusieurs jours pour la transmission des messages.
Bloomberg souligne que la faible qualité de la connexion internet en Iran pendant la guerre a compliqué davantage la communication, certains messages envoyés via l'application WhatsApp mettant jusqu'à 48 heures pour parvenir à destination.
Les messages américains passent d'abord par des responsables pakistanais, qui les transmettent à Téhéran via des appels téléphoniques et des visites en personne, précisent les sources.
Un haut responsable de l'administration du président américain Donald Trump a indiqué que même si Washington acceptait toutes les exigences iraniennes, la signature d'un accord prendrait au moins cinq jours.
Les sources confirment que l'envoyé spécial du président américain, Steve Witkoff, maintient une ligne de communication directe avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, une voie fréquemment utilisée par les États-Unis.
Bloomberg rapporte également que les Émirats arabes unis ont décidé d'organiser leur première rencontre directe avec des représentants iraniens depuis le début du conflit, en raison de leur mécontentement face à la lenteur des négociations.
Par ailleurs, l'agence précise que les Émirats ont tenu cette semaine leur premier entretien direct avec des responsables iraniens depuis le déclenchement des hostilités.
Après les frappes américaines et israéliennes ainsi qu'une série d'opérations de sabotage ciblant ses dirigeants, l'Iran avait imposé des restrictions sévères sur l'accès aux sites et applications étrangers pour des raisons de sécurité.
Cependant, l'accès à l'internet international a commencé à retrouver une partie de son activité à Téhéran à partir du mardi précédent, selon le correspondant de l'agence.



