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Damas accueille la suppression du label "État parrain du terrorisme" par Washington

Damas salue la décision américaine d'entamer la suppression de la classification de la Syrie comme État soutenant le terrorisme, ouvrant la voie aux investissements et à l'intégration financière.

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Damas accueille la suppression du label "État parrain du terrorisme" par Washington
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La capitale syrienne a exprimé son accueil favorable à l'annonce faite par Washington concernant le lancement des démarches visant à retirer la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme. Ce changement pourrait faciliter les investissements et lever les obstacles à l'intégration du pays dans le système financier international, selon des responsables et analystes.

Le mercredi, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a indiqué le début de la procédure pour retirer la Syrie de cette liste où elle figure depuis plusieurs décennies. Ce geste marque un nouvel appui américain à la phase de transition dirigée par le président Ahmed Al-Sharrah. La mesure deviendra effective dans un délai de 45 jours, sauf si le Congrès s'y oppose, ce qui est jugé peu probable.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad Chaibani, a remercié l'administration américaine pour cette décision. Il a écrit sur la plateforme X : « Nous avons tourné une page sombre de l'histoire syrienne avec la levée de cette classification imposée en raison des politiques de l'ancien régime ».

Les restrictions américaines sur la Syrie remontent à 1979, lorsque Washington a inscrit le pays sur la liste des États soutenant le terrorisme, l'accusant sous la présidence de Hafez Al-Assad de soutenir des groupes armés palestiniens et libanais.

Ces sanctions ont été progressivement renforcées, notamment après l'adoption en 2003 de la loi sur la responsabilité syrienne, avant d'atteindre un pic à partir de 2011 avec le déclenchement du conflit. Elles ont ciblé des responsables, des entités gouvernementales ainsi que les secteurs financier, pétrolier, commercial et des investissements.

Le ministre des Finances, Mohammed Yassir Bernia, a estimé sur Facebook que cette décision « prépare le terrain pour renforcer l'investissement, accélérer la reprise économique et réintégrer la Syrie dans l'économie mondiale ».

Depuis son arrivée au pouvoir en décembre 2024, Ahmed Al-Sharrah s'est employé à restaurer les relations avec les États-Unis après plusieurs années de rupture sous le précédent régime.

Lors d'une rencontre avec le président américain Donald Trump en marge du sommet de l'OTAN à Ankara mercredi, Al-Sharrah a déclaré que la levée des sanctions « bénéficie de la reconnaissance et de la gratitude du peuple syrien ».

Pour l'universitaire et conseiller économique Ziad Arabch, interrogé par l'agence France-Presse, cette décision américaine représente « un tournant majeur sur le plan économique ».

Il a souligné que « la suppression définitive de cette classification éliminerait le principal obstacle légal à l'intégration de la Syrie dans les systèmes financiers et commerciaux mondiaux ». Il a précisé que la levée progressive des sanctions depuis l'an dernier « n'était pas suffisante... la plupart des banques internationales continuaient à considérer la Syrie comme un pays à haut risque ».

Il a ajouté que le maintien de cette classification engendrait une incertitude persistante et imposait des contraintes légales, notamment sur l'aide, les transactions financières et certaines exportations.

La Banque mondiale a évalué à plus de 216 milliards de dollars le coût de la reconstruction de la Syrie.

Malgré une stabilité relative, les flux de capitaux et d'investissements étrangers demeurent lents.

La guerre et les sanctions ont entravé la réhabilitation des infrastructures et des services, tout en rendant les opérations avec le secteur bancaire syrien impossibles, ce dernier étant exclu des marchés internationaux depuis le gel des actifs de la Banque centrale et l'interdiction de toute transaction avec elle.

Le gouverneur de la Banque centrale, Mohammed Safwat Raslan, a salué la décision américaine, la qualifiant d'« ouverture à de plus larges perspectives d'investissement, de reprise économique et de réintégration de la Syrie dans l'économie mondiale ».

Cette mesure américaine supprime également l'interdiction tacite d'accès aux logiciels américains et aux outils d'intelligence artificielle.

Depuis plusieurs années, les sanctions américaines ont affecté les moyens numériques en Syrie, empêchant les utilisateurs d'accéder facilement à certains services et plateformes, notamment Netflix, Zoom, ChatGPT et les boutiques d'applications.

Souvent, ces applications ne se contentent pas de bloquer l'accès depuis les adresses internet syriennes, mais excluent carrément la Syrie des listes des pays disponibles lors de l'inscription, du paiement ou du choix du pays de résidence.

Par ailleurs, la Syrie a annoncé avoir démantelé des cellules du groupe « Daech » et arrêté un cadre important.

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