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Des Bédouins déjouent le brouillage israélien avec des drones « stérilisés »
Des Bédouins contournent les systèmes de brouillage israéliens à la frontière égyptienne en utilisant des drones qui ne dépendent pas du GPS.

Des Bédouins opérant à la frontière égyptienne ont trouvé le moyen de neutraliser les défenses électroniques de l’armée israélienne en faisant voler des drones sans recourir au système de positionnement mondial (GPS). Selon un rapport de la plateforme israélienne « La Voix juive », ces appareils, qualifiés de « stérilisés », échappent aux dispositifs de brouillage déployés par Tsahal, rendant la détection et l’interception quasi impossibles.
La plateforme affirme que le problème n’est pas technique : les contrebandiers bédouins trouvent systématiquement des parades aux systèmes de brouillage israéliens, et les trafics d’armes par drones se poursuivent sans interruption. Des sources sécuritaires locales citées par « La Voix juive » confirment que les Bédouins parviennent à désactiver les drones en coupant leur liaison avec les satellites GPS, ce qui rend inefficaces les brouilleurs de l’armée. Dans de nombreux cas, l’armée ne détecte même pas le passage d’un drone dans le secteur.
La méthode employée est simple mais robuste : au lieu de se fier au GPS, les pilotes bédouins guident l’appareil par caméra et reconnaissance du terrain. Cette technique, moins précise, est en revanche beaucoup plus résistante à la guerre électronique. Même si l’armée parvenait à couper la liaison entre le drone et sa télécommande, le problème ne serait pas résolu, car l’appareil peut être programmé pour voler de manière autonome sur une distance donnée avant d’atterrir.
« La Voix juive » estime qu’Israël est devenu, au fil des décennies, dépendant de l’illusion que sa supériorité technologique peut résoudre tous les problèmes, sans jamais s’attaquer aux racines des difficultés. Le trafic d’armes par drones, qui atteint « au moins plusieurs milliers par an, voire des dizaines de milliers d’armes », en est l’illustration parfaite. Pourtant, plutôt que de s’attaquer au problème de fond posé par « l’ennemi bédouin », l’armée préfère des solutions techniques ponctuelles appliquées aux points de passage.
Le journaliste de la plateforme, Elhanan Gruner, écrit : « C’est une preuve supplémentaire qu’Israël ne doit pas se contenter de systèmes techniques que les contrebandiers contourneront à chaque fois. Il doit mener une guerre totale contre les milices, occuper le Néguev et le rendre aux mains juives. »
Le phénomène ne se limite pas à la frontière égyptienne. Des rapports font état de trafics répétés par drones également dans la région de Jéricho et du Ghor. Malgré l’annonce du ministre de la Sécurité d’une implication sérieuse du Shin Bet, et malgré deux ordres de détention administrative émis contre des personnes impliquées, les trafics se poursuivent sur les deux frontières, égyptienne et jordanienne.
« La Voix juive » affirme avoir exercé une forte pression médiatique et politique sur le sujet. Mais même si le trafic d’armes s’arrêtait complètement – ce qui n’est pas le cas – le danger resterait immense : les armes déjà entrées en Israël inondent le marché noir et font chuter les prix à des niveaux jamais vus. La plateforme conclut que, malgré l’importance d’agir contre les trafiquants, la collecte de toutes les armes illégales aurait dû commencer depuis longtemps.
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