Monde
Islamabad accuse Kaboul de former 7 000 combattants
Le conseiller du Premier ministre pakistanais accuse l'Afghanistan d'entraîner plus de 7 000 hommes pour attaquer le Pakistan.

Plus de 7 000 combattants seraient formés sur le sol afghan dans le but de lancer des attaques contre le Pakistan, a affirmé ce mercredi Rana Sanaullah, conseiller politique et public du Premier ministre pakistanais. La déclaration, rapportée par le site "Khaama Press", a été prononcée devant le Sénat pakistanais.
"L'Afghanistan s'emploie à former environ 7 000 combattants sur son territoire pour mener des attaques contre le Pakistan", a déclaré Rana Sanaullah, cité par le média. Il a ajouté qu'Islamabad ne renoncerait pas à sa détermination à éradiquer le terrorisme.
Selon le conseiller, ces combattants bénéficient d'un soutien financier de l'Inde et d'Israël. Il a averti que le Pakistan poursuivrait ses opérations contre les camps et les refuges des insurgés situés en territoire afghan.
Rana Sanaullah a également rappelé que le Premier ministre Shehbaz Sharif avait clairement indiqué à l'Afghanistan, sous le régime taliban, qu'il devait choisir entre maintenir ses relations avec le Pakistan ou tolérer la poursuite des activités combattantes à la frontière.
Kaboul n'a pas officiellement réagi aux propos de Rana Sanaullah. Ces accusations surviennent alors que les deux pays ont repris un dialogue diplomatique dans le cadre d'un processus de négociation à Urumqi, en Chine, sous médiation chinoise.
Malgré ces efforts diplomatiques, les tensions transfrontalières et les affrontements militaires se sont intensifiés ces derniers mois. Des échanges d'artillerie et des frappes aériennes ont été signalés le long de différentes sections de la ligne Durand, la frontière de facto avec le Pakistan que Kaboul ne reconnaît pas.
Les responsables afghans ont constamment rejeté les accusations pakistanaises selon lesquelles des formations combattantes, dont le mouvement Tehrik-e-Taliban Pakistan, opéreraient depuis le territoire afghan. Kaboul qualifie pour sa part la crise sécuritaire au Pakistan d'affaire interne.





