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Une enquête du Washington Post révèle que Tulsi Gabbard, ancienne responsable du renseignement américain, aurait été influencée par une organisation qualifiée de sectaire.

Un reportage publié par le Washington Post met en lumière l’appartenance présumée de Tulsi Gabbard, ancienne directrice du renseignement supervisant le FBI, la CIA et 16 autres agences de sécurité américaines, à un groupe décrit comme « sectaire » durant son mandat.
Selon cette enquête, couvrant la période de février 2025 à juin 2026, Gabbard était liée à une organisation nommée Science of Identity Foundation (SIF), considérée par certains anciens chercheurs comme une entité à caractère sectaire dirigée par Chris Butler.
Basée sur près d’un an d’investigation, l’enquête s’appuie sur plus de 25 000 pages de documents fournis par une ancienne témoin, ainsi que sur des mémoires internes datées de 2011 à 2017. Ces documents contiennent des recommandations détaillées sur les discours, interventions médiatiques, positions politiques et projets de loi liés aux activités législatives de Gabbard.
Les documents révèlent des correspondances entre les contenus des mémoires et les déclarations ultérieures de Gabbard au Congrès ou à la télévision, incluant des initiatives législatives déposées peu après la diffusion de ces directives.
L’enquête souligne également l’existence d’un dispositif destiné à gérer l’image en ligne de Gabbard. Ce système utiliserait des comptes fictifs sur les réseaux sociaux et les plateformes de commentaires pour promouvoir ses positions et contrer ses détracteurs. Une ancienne participante a reconnu avoir pris part à ces actions avant de s’en désolidariser.
En réponse, Tulsi Gabbard n’a pas fourni de réponse détaillée aux questions du Washington Post. Ses proches dénoncent une enquête fondée sur le témoignage d’une « ancienne activiste mécontente » et rejettent les accusations, les qualifiant d’attaques visant également sa foi religieuse.
La Science of Identity Foundation a également réfuté les allégations contenues dans l’enquête. Un proche de l’entourage de Gabbard a précisé que la majorité des mémoires incriminées avaient été rédigées par des conseillers politiques, et non par le leader du groupe ou une autorité religieuse.
Le rapport conclut en rappelant que le président américain Donald Trump avait basé la composition de son administration sur le critère de loyauté politique, soulignant que Gabbard avait occupé l’un des postes les plus sensibles du renseignement américain dans ce cadre.
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