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Kiev se réveille sous des bombardements russes intenses, quelques heures après la fin d'une trêve humanitaire de trois jours.

Des frappes aériennes d'une violence inouïe ont secoué la capitale ukrainienne Kiev, mardi à l'aube, quelques instants seulement après l'expiration d'une trêve humanitaire de trois jours. Selon des informations de l'agence France-Presse, les forces russes ont immédiatement repris leurs offensives, brisant le calme précaire qui régnait sur la région.
Les systèmes de défense antiaérienne ukrainiens ont été activés pour tenter d'intercepter les missiles et les drones qui ciblaient des infrastructures stratégiques de la ville. C'est la première fois que les sirènes d'alerte retentissent à Kiev depuis le 8 mai.
Dans un message publié sur l'application Telegram, le chef de l'administration militaire de la capitale, Timour Tkachenko, a averti la population : « Des drones ennemis survolent actuellement Kiev. Veuillez rester en sécurité jusqu'à la levée de l'alerte. »
Le président américain Donald Trump avait annoncé vendredi être parvenu à un cessez-le-feu entre la Russie et l'Ukraine, après des efforts diplomatiques intenses. Sur sa plateforme Truth Social, il avait précisé que cette trêve durerait trois jours — les 9, 10 et 11 mai — coïncidant avec les célébrations du « Jour de la Victoire » en Russie.
L'accord prévoyait la suspension de toutes les opérations militaires pendant cette période, ainsi qu'un échange de mille prisonniers de chaque côté. Pourtant, dès le premier jour suivant la fin de la trêve, Kiev a dénombré 150 attaques russes, selon les autorités locales.
Les deux capitales se renvoient la responsabilité de l'échec de l'accord. Kiev accuse Moscou d'avoir sapé la trêve par ses bombardements intensifs, tandis que la Russie affirme que l'Ukraine a mené des opérations « provocatrices », ramenant le conflit à son point de départ et anéantissant les efforts diplomatiques de désescalade.