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Le ministère irakien de la Défense dément l'existence de bases ou d'activités militaires inconnues dans le désert de Najaf, après des rumeurs relayées sur les réseaux sociaux et un article du Wall Street Journal.

Le ministère irakien de la Défense a formellement démenti, mardi, toute présence de bases ou d'installations militaires non identifiées dans le désert de Najaf. Dans un communiqué rapporté par l'agence de presse officielle irakienne « WAA », l'institution affirme que la zone est entièrement sous le contrôle des forces irakiennes et que toutes les régions sont sécurisées conformément aux plans militaires et de renseignement en vigueur.
Ce démenti fait suite à des informations diffusées sur les réseaux sociaux, évoquant des mouvements ou des infrastructures militaires inconnus dans cette zone désertique. Pour vérifier ces allégations, les forces de sécurité ont mené une patrouille de terrain dans le désert de Najaf, selon le même communiqué.
La controverse a été ravivée par un article du Wall Street Journal, qui citait des sources informées, dont des responsables américains. Selon ce rapport, Israël aurait établi une base militaire secrète dans le désert irakien pour soutenir ses opérations aériennes contre l'Iran. Le journal précisait que cette base, créée avant le déclenchement de la guerre et avec la connaissance des États-Unis, abritait des forces spéciales et servait de centre logistique pour l'armée de l'air israélienne.
Le ministère irakien a catégoriquement rejeté ces allégations, les qualifiant de « rumeurs » propagées par certaines pages et plateformes médiatiques.
Parallèlement à ces dénégations, la Hashd al-Shaabi (Forces de mobilisation populaire) a annoncé le lancement d'une opération militaire baptisée « Imposition de la souveraineté » dans le désert des provinces de Najaf et de Karbala. L'objectif est de prendre le contrôle de la route reliant Karbala à la région d'Al-Nukhayb.
Le commandant des opérations de l'Euphrate central au sein de la Hashd al-Shaabi, Ali al-Hamdani, a déclaré que l'opération se déroulait sur quatre axes, sur ordre du commandant en chef des forces armées irakiennes et sous la supervision du chef d'état-major de l'armée, Abdel Amir Yarallah. Il a ajouté que les unités engagées effectuaient des opérations de fouille et de ratissage sur une profondeur allant jusqu'à 70 kilomètres, selon des plans militaires qu'il a qualifiés de « rigoureux » et de « très professionnels ».