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Le président zambien Hakainde Hichilema recueille 58,87 % des suffrages après le dépouillement de 135 circonscriptions sur 226, se rapprochant d’un second mandat dès le premier tour.

Le dépouillement de plus de la moitié des bulletins dans l’élection présidentielle zambienne, mené dimanche, a révélé une avance nette du chef de l’État Hakainde Hichilema sur ses concurrents. Selon la Commission électorale nationale, ce résultat le place en position favorable pour remporter un deuxième mandat dès le premier tour.
La Commission a indiqué que le président, âgé de 64 ans, avait obtenu 1 544 140 voix, soit 58,87 % du total, après le traitement des résultats de 135 circonscriptions sur les 226 que compte le pays. Son principal adversaire, Brian Mundubeli, figure parmi une liste de 14 candidats et a recueilli 1 030 662 suffrages.
Pour être élu au premier tour, un candidat doit dépasser la barre des 50 % des voix exprimées. À défaut, les deux meilleurs scores s’affronteront lors d’un second tour. Le scrutin, organisé jeudi, s’est déroulé dans un climat globalement pacifique, bien que la période précédant le vote ait été marquée par des allégations de la part de l’opposition concernant des actes d’intimidation, des arrestations arbitraires et des enlèvements.
Des missions d’observation, notamment celles de l’Union européenne, ont appelé les parties prenantes à modérer leurs déclarations avant la proclamation officielle des résultats, prévue lundi. La Commission électorale avait suspendu le dépouillement pendant environ six heures vendredi, suite à des rapports faisant état d’actes de violence contre des agents des bureaux de vote ainsi qu’à des accusations de vol de bulletins.
Quelques heures avant cette interruption, Brian Mundubeli, âgé de 55 ans, avait déclaré sa victoire au premier tour et affirmé que son parti avait également décroché la majorité parlementaire. La mission d’observation de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe) a souligné que la suspension du dépouillement avait engendré un « climat d’incertitude et d’inquiétude ».
Hichilema avait remporté l’élection présidentielle de 2021 lors de sa sixième tentative, battant largement son rival historique Edgar Lungu. Toutefois, des partis d’opposition et des organisations de la société civile dénoncent un durcissement du climat politique sous son mandat, ainsi que des restrictions imposées aux campagnes électorales.
L’Union européenne a déclaré samedi que ces contraintes « ont contribué à créer des conditions inéquitables » pour le déroulement du scrutin. Ce vote est perçu comme un référendum sur le premier mandat de Hichilema, durant lequel l’économie zambienne est revenue sur une trajectoire de croissance — même si des critiques estiment que cette reprise ne s’est pas encore traduite par une amélioration tangible du niveau de vie des ménages ordinaires.
Plus de 70 % des 22 millions d’habitants de la Zambie vivent avec moins de trois dollars par jour, selon la Banque mondiale, malgré le potentiel minier considérable du pays.



