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Irak : 38 officiers expulsés pour corruption, 3 245 membres de la sécurité

Le ministère irakien de l’Intérieur a annoncé l’expulsion définitive de 38 officiers pour corruption administrative et financière, ainsi que celle de 3 245 personnels en fuite, dans le cadre d’une campagne d’assainissement institutionnel.

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Irak : 38 officiers expulsés pour corruption, 3 245 membres de la sécurité
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Le général Mekdad Miri, chef du département des relations et de la communication au ministère irakien de l’Intérieur, a déclaré mercredi que le ministère avait décidé l’expulsion définitive de 38 officiers après la confirmation de leur implication dans des affaires de corruption administrative et financière.

Dans une déclaration publiée sur le site officiel du ministère, Miri a précisé que 180 personnels avaient également été radiés définitivement sur la base de jugements judiciaires définitifs pour les mêmes motifs, tandis que 3 245 autres avaient été déclarés en fuite et exclus de la fonction publique. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’un dispositif visant à renforcer la discipline et à garantir le respect strict des lois et des obligations professionnelles.

Il a souligné que le ministère poursuivait sans relâche l’application d’une politique rigoureuse contre la corruption et en faveur de la discipline au sein de l’institution sécuritaire, ajoutant qu’aucune immunité ne serait accordée à quiconque dont la culpabilité dans des actes portant atteinte à l’intégrité ou nuisant à la réputation de l’institution serait établie.

Miri a indiqué que, durant les cent premiers jours de la mandature actuelle du gouvernement, le ministère avait pris des décisions fermes attestant de son engagement résolu face à toute forme de corruption ou de manquement aux devoirs professionnels. Selon lui, la réforme et la responsabilisation se poursuivent sans exception, car la préservation de l’institution sécuritaire contre la corruption et le renforcement de la discipline au sein de ses rangs constituent des fondements essentiels pour construire un appareil sécuritaire professionnel, digne de la confiance des citoyens et garant de la dignité de l’État.

Le Premier ministre irakien Ali Falih al-Zaidi avait lancé, depuis plusieurs mois, la plus vaste opération de traque des corrompus dans le pays. Elle a conduit à l’arrestation de douze députés actuels ou anciens du Parlement irakien, de quatre secrétaires généraux de ministères, ainsi que d’un grand nombre de directeurs généraux, de conseillers et de fonctionnaires de divers échelons, tous accusés de corruption financière. Les autorités ont saisi des sommes dépassant le milliard et 300 milliards de dinars irakiens, d’importantes quantités de dollars américains, de lingots et de bijoux en or, plusieurs dizaines de palais et de propriétés agricoles luxueuses, des centaines de véhicules récents et des montres de grande valeur.

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