Daily Beirut
Édition·Indépendant — Beyrouth, Liban

Monde

Iran refuse de financer le déminage du détroit d’Hormuz

L’Iran rejette la demande allemande de prendre en charge les coûts d’une éventuelle opération européenne de déminage dans le détroit d’Hormuz.

··2 min de lecture
Iran refuse de financer le déminage du détroit d’Hormuz
Partager

L’Iran a exprimé son refus face aux propos du ministre allemand des Affaires étrangères, Johan Wadephul, qui a appelé Téhéran à assumer les frais d’une éventuelle opération européenne visant à retirer des mines marines dans le détroit d’Hormuz.

Ismaïl Bekaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a publié lundi sur la plateforme X une déclaration qualifiant les propos du ministre allemand de « déformation des faits et manipulation politique ». Il a également accusé l’Allemagne de soutenir des actions militaires contre l’Iran.

Cette réaction fait suite à l’appel de Wadephul demandant à l’Iran de prendre en charge les coûts liés aux dommages causés par le déploiement de mines marines dans ce passage stratégique.

Le ministre allemand a précisé qu’une éventuelle opération européenne ne signifierait pas nécessairement une demande immédiate de paiement à Téhéran, mais que l’Iran resterait responsable des frais encourus.

Il a ajouté que la mise en œuvre d’une mission de déminage nécessiterait plusieurs conditions, notamment un cessez-le-feu durable, l’accord des pays riverains du détroit ainsi que l’accomplissement des procédures juridiques requises au sein des États participants.

Le détroit d’Hormuz est l’un des passages maritimes les plus importants au monde, par lequel transite une part significative des exportations mondiales de pétrole et de gaz. Toute inquiétude concernant la présence de mines marines dans cette zone suscite une vive préoccupation internationale en raison de son impact potentiel sur la navigation et l’approvisionnement énergétique global.

Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, avait annoncé il y a quelques jours l’envoi de deux navires en mer Rouge en préparation d’une éventuelle mission militaire dans le détroit d’Hormuz.

La France et le Royaume-Uni militent pour la création d’une mission navale multinationale, mais des diplomates rapportent que l’Iran s’oppose fermement à toute présence militaire étrangère dans ce passage maritime.

Le nombre exact de mines que l’Iran aurait pu poser dans le détroit reste inconnu. Avant le conflit, environ 20 % des approvisionnements quotidiens en pétrole et gaz naturel liquéfié destinés aux marchés mondiaux transitaient par ce corridor.

Ajoutez Daily Beirut à votre fil Google News pour recevoir l'info en priorité.
Partager