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Le gouvernement israélien a validé la construction d'un complexe du ministère de la Sécurité sur une parcelle de l'UNRWA dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem, suscitant des condamnations palestiniennes et internationales immédiates.

Le ministre israélien de la Guerre, Israël Katz, a annoncé ce dimanche que le gouvernement avait donné son feu vert à l'édification d'une installation relevant de son ministère sur un terrain appartenant à l'UNRWA, situé dans le quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem.
Selon Katz, ce nouveau bâtiment comprendra un bureau destiné au ministre, un musée consacré à l'armée ainsi qu'un centre de recrutement militaire. Le gouvernement précise que le "Conseil des terres d'Israël" attribuera directement la parcelle, d'une superficie d'environ 36 dounams, au ministère de la Sécurité, sans passer par un appel d'offres public.
Le projet prévoit l'installation d'un siège officiel pour le ministre de la Sécurité, lui permettant de diriger les opérations depuis Jérusalem. Il inclut également un musée présentant ce que le ministère de la Défense qualifie d'"héritage de l'armée israélienne", avec des espaces dédiés à des activités éducatives. Par ailleurs, le centre de recrutement militaire de Jérusalem sera transféré sur ce site, les autorités justifiant cette décision par le fait que le bâtiment actuel "ne répond plus aux exigences opérationnelles".
La décision a provoqué des condamnations immédiates, tant palestiniennes qu'internationales. Le bureau du gouverneur de Jérusalem, des organisations de défense des droits humains et des acteurs locaux ont qualifié cette mesure de "grave escalade" et de "violation flagrante du droit international". Ils rappellent que ce terrain est officiellement loué à l'UNRWA depuis 1952 et que sa transformation en installation militaire constitue une infraction aux immunités et privilèges accordés aux agences des Nations unies.



