Monde
Kim Yo Jong menace de riposter « plus offensivement » aux manœuvres US
Kim Yo Jong, sœur du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a accusé Washington d’attiser les tensions régionales via des exercices militaires répétés et a prévenu que Pyongyang pourrait y répondre de façon « plus offensive ».

Kim Yo Jong, sœur cadette du leader nord-coréen Kim Jong Un et figure influente au sein du régime, a accusé les États-Unis d’exacerber les tensions régionales par le biais de manœuvres militaires récurrentes. Selon un communiqué publié vendredi par les médias officiels nord-coréens, elle a averti que Pyongyang pourrait riposter de manière « plus offensive ».
Dans une déclaration relayée par l’Agence centrale de presse coréenne, elle a affirmé : « La situation actuelle, marquée par des niveaux sans précédent d’activités hostiles concrètes dirigées contre la République populaire démocratique de Corée, impose la nécessité d’établir, à notre tour, des records dans nos mesures de riposte — qu’elles soient proportionnelles ou revêtent un caractère nettement plus offensif. »
Officiellement, Kim Yo Jong occupe le poste de directrice du Département des affaires générales au sein du Comité central du Parti des travailleurs coréen, le parti au pouvoir à Pyongyang. Elle est régulièrement chargée de formuler des critiques cinglantes à l’encontre des adversaires étrangers du pays.
Manœuvres « Pacific Vanguard » dans le Pacifique
Les États-Unis, la Corée du Sud, le Japon, l’Australie, le Canada et la Nouvelle-Zélande ont mené conjointement, du 29 août au 10 septembre, leurs manœuvres navales annuelles « Pacific Vanguard », autour de l’île américaine de Guam, dans l’océan Pacifique.
Ces exercices, selon les forces armées américaines, visent à renforcer la capacité des pays participants à mener des opérations navales coordonnées dans la région.
« Une répétition pour la guerre »
Kim Yo Jong a qualifié ces manœuvres de « source principale de détérioration continue de la situation sur la péninsule coréenne et dans la région ». Elle les a décrites comme « une répétition pour une guerre menée par les États-Unis » et a souligné que « la détermination de la République populaire démocratique de Corée à défendre sa souveraineté se traduira par des mesures plus explicites », ajoutant qu’« aucune modification ne sera apportée, quelle qu’elle soit, au cours du renforcement de ses capacités de dissuasion nucléaire ».
Elle a poursuivi : « Je rappelle encore une fois à l’adversaire que, si les intérêts suprêmes de notre nation, sa souveraineté militaire et l’environnement sécuritaire régional subissent des violations graves en raison de ces manœuvres, les forces armées de la République populaire démocratique de Corée mettront en œuvre les dispositions pertinentes, conformément à leurs obligations constitutionnelles, et mobiliseront tous les moyens disponibles pour y faire face. »
Pour la République populaire démocratique de Corée, qui a mené son premier essai nucléaire en 2006 et développé depuis une vaste arsenal de missiles balistiques, l’arme nucléaire constitue la garantie ultime de la pérennité de son système politique.
Soumise à des sanctions onusiennes strictes, la Corée du Nord n’a pas repris les négociations sur son programme nucléaire depuis l’échec de la deuxième sommet entre Kim Jong Un et l’ancien président américain Donald Trump, en 2019.
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