Monde
Le Kremlin : la reprise des négociations n'arrête pas les opérations militaires et la confidentialité est nécessaire
Le Kremlin a déclaré lundi que la reprise des pourparlers tripartites entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis ne limitait pas les opérations militaires, insistant sur le caractère confidentiel des discussions territoriales.

Le Kremlin a confirmé, lundi, qu'un accord sur la reprise des négociations tripartites (entre la Russie, l'Ukraine et les États-Unis) n'impose aucune restriction à la poursuite des opérations militaires. Il a souligné que la discussion des détails d'un règlement potentiel, en particulier concernant les concessions territoriales, « ne sera pas publique », s'attendant à ce que les parties soient confrontées à des « discussions difficiles et détaillées ».
Dans une première indication des répercussions sur le terrain attendues suite à l'accord des parties à la fin de la semaine dernière pour tenir de nouveaux tours de négociations sur le règlement en Ukraine, le porte-parole présidentiel russe Dmitri Peskov a averti que la reprise des négociations n'avait imposé aucune restriction à l'achèvement des opérations militaires, anticipant ainsi tout éventuel discours sur des trêves temporaires pour assurer le succès des tours de négociation. Mais dans le même temps, il a renouvelé l'accord du Kremlin sur la trêve humanitaire limitée dans la ville d'Oleschki (Kherson), obtenue après la médiation de Melania Trump, épouse du président américain, tandis que le ministère russe de la Défense a averti que les forces ukrainiennes tentaient d'entraver la mise en œuvre de l'accord et d'empêcher l'évacuation des habitants de la ville assiégée depuis des mois.
Peskov a souligné que la décision de reprendre les pourparlers tripartites entre la Russie, les États-Unis et l'Ukraine n'impliquait aucune restriction sur l'action militaire.
Le président russe Vladimir Poutine a informé l'envoyé spécial américain Steve Witkoff de la disposition de la Russie à reprendre les pourparlers tripartites sur l'Ukraine à la mi-novembre prochain.
Les délégations des trois pays devraient tenir une nouvelle session de négociations à Abou Dhabi après l'accord de toutes les parties pour reprendre le dialogue interrompu depuis février dernier, mais Peskov a confirmé lors d'un point presse que les accords à cet égard n'incluaient aucune restriction sur la poursuite des opérations militaires sur les fronts, signalant ainsi la position ferme de Moscou face aux propositions de déclarer une trêve temporaire pour soutenir les efforts en cours.
Peskov a abordé la dimension politique des discussions potentielles en réponse aux déclarations faites par le président ukrainien Volodymyr Zelensky durant le week-end, où il affirmait que son pays refusait toute reconnaissance de la souveraineté russe sur des régions d'Ukraine, réitérant son refus de faire des concessions territoriales pour mettre fin aux combats. Mais dans le même temps, il a confirmé sa volonté d'examiner la question des frontières avec la direction russe. Le porte-parole russe a déclaré que « la question frontalière pourrait être soulevée dans le cadre du processus de règlement ukrainien ». Ajoutant que les parties « s'attendent à des discussions sérieuses et détaillées », mais il a insisté sur le fait que « toute discussion sur la question frontalière doit se dérouler loin de la publicité ». Il a ajouté que « la discussion publique sur les détails du règlement ukrainien pourrait nuire au processus de paix potentiel ».
Peskov a été interrogé pour savoir si le Kremlin voyait dans la déclaration de Zelensky sur sa volonté de discuter de la question territoriale avec Moscou une préparation à des concessions frontalières réelles de Kiev, et si un tel débat était possible dans un proche avenir. Il a répondu que toutes ces questions constituent, d'une manière ou d'une autre, des sujets de discussion lors des tentatives pour parvenir à une solution pacifique. Une discussion sérieuse et extrêmement difficile est attendue, impliquant un grand nombre de détails.
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