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Séoul rapporte le lancement de dix engins à courte portée depuis Wonsan, sur fond de tensions accrues liées à un incident frontalier.

L'état-major interarmées sud-coréen a annoncé que Pyongyang avait procédé, jeudi, au tir d'une dizaine de missiles balistiques à courte portée. Les projectiles ont été dirigés vers la mer depuis la côte orientale du pays, dans un climat de tension croissante sur la péninsule coréenne.
Ces tirs surviennent après qu'un incident lié à l'explosion d'une mine terrestre le mois dernier a ravivé les hostilités. Séoul avait alors imputé la responsabilité de cet événement à son voisin nordiste, selon les informations relayées par l'agence Yonhap.
Les lanceurs ont décollé de la zone de Wonsan aux alentours de 12 h 30 locales. Des analyses complémentaires sont actuellement en cours pour déterminer avec précision les distances parcourues par les ogives avant leur chute.
L'armée sud-coréenne a immédiatement intensifié ses dispositifs de surveillance tout en maintenant un niveau élevé d'alerte. Cette posture vise à anticiper toute nouvelle série de tirs, tandis que des échanges d'informations étroits se poursuivent avec Washington et Tokyo.
Le ministère japonais de la Défense a confirmé la détection d'un objet susceptible d'être un missile balistique. Selon les garde-côtes nippons, le projectile est tombé en mer, hors de la zone économique exclusive du Japon.
Il s'agit de la première salve de ce type depuis le 12 octobre. À cette date, Pyongyang avait déjà effectué des tirs similaires, exacerbant les frictions frontalières consécutives à l'explosion qui avait blessé trois soldats sud-coréens.
Bien que Séoul ait proposé un dialogue militaire pour examiner l'affaire, après avoir conclu à l'origine nordiste de la mine, Pyongyang a ignoré cette offre. Le régime rejette toute implication, qualifiant les conclusions de l'enquête sud-coréenne de « farce », comme le rapporte Bloomberg.
Ce nouvel essai intervient alors que Kim Jong Un affiche sa confiance dans la poursuite des tests armés, malgré les initiatives récentes de Donald Trump visant à relancer le dialogue. Le dirigeant nord-coréen a effectué une visite surprise en Chine il y a quelques jours, marquant son deuxième déplacement dans ce pays en plus d'un an.
Donald Trump doit se rendre à Shenzhen le mois prochain pour participer au sommet de l'APEC. Il a toutefois tempéré les attentes concernant une rencontre avec Kim Jong Un, bien qu'il ait exprimé auparavant son souhait de voir cela se produire cette année.
Pyongyang a mené plus de dix essais de missiles au cours de l'année en cours. La récente série de tirs balistiques souligne les inquiétudes persistantes en matière de sécurité régionale.



