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L’Égypte a salué vendredi 4 septembre 2026 la proposition d’Italie de faciliter le dialogue avec l’Éthiopie sur les eaux du Nil, après la réunion inaugurale de la commission mixte à Al-Alamein.

Le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdel Atty a réagi vendredi 4 septembre 2026 au positionnement italien exprimé par son homologue Antonio Tajani concernant le différend égypto-éthiopien sur les eaux du Nil.
Sur sa page officielle de la plateforme X, Abdel Atty a salué « le positionnement italien dans le dossier des eaux du Nil » et souligné « l’insistance sur l’importance de s’abstenir de toute mesure unilatérale et d’éviter tout préjudice ». La déclaration intervient au lendemain de la première réunion de la commission mixte égypto-italienne, présidée conjointement par les deux ministres à Al-Alamein, en présence de plusieurs ministres égyptiens et italiens, ainsi que de leur participation commune au forum des affaires égypto-italien.
Lors de la conférence de presse commune tenue jeudi à l’issue de leurs entretiens, Tajani a indiqué qu’au cas où l’Égypte et l’Éthiopie le souhaiteraient, l’Italie était prête à faciliter le dialogue entre les deux pays. Il a précisé que Rome pouvait mobiliser ses relations privilégiées avec Addis-Abeba pour contribuer à résoudre une crise demeurée sans issue depuis plusieurs années.
Tajani a également rappelé la compréhension italienne de la dimension stratégique de la question de l’eau pour l’Égypte, insistant sur la nécessité d’un accord garantissant à ce pays son quota d’eau dans le respect des principes du droit international.
Le désaccord entre l’Égypte et l’Éthiopie sur le partage des eaux du Nil s’est cristallisé après le lancement, en 2011, de la construction du barrage de la Renaissance sur le Nil bleu. Depuis, plusieurs cycles de négociations ont échoué à aboutir à un accord régissant le remplissage et l’exploitation du barrage, ainsi que le transit des eaux depuis la source vers les États situés en aval — l’Égypte et le Soudan.
Tandis que l’Éthiopie considère le barrage comme une question de souveraineté nationale, Le Caire et Khartoum exigent un accord juridiquement contraignant sur sa gestion, fondé sur le statut international du Nil, fleuve transfrontalier régi par le droit international, dont ils revendiquent des droits historiques.
L’Égypte qualifie l’accès aux eaux du Nil de « question existentielle », affirmant qu’elle ne fera aucune concession sur ce point, car le Nil constitue « la veine vitale de l’Égypte ».



