Monde
Le chef de la milice « Deraa al-Watan » s’est suicidé lors d’une tentative
Les autorités syriennes ont annoncé jeudi le suicide d’Alaa Zahredine, l’un des principaux commandants des milices du régime de Bachar al-Assad, lors d’une opération de capture à Damas.

Les autorités sécuritaires syriennes ont annoncé jeudi le suicide d’Alaa Zahredine, figure centrale des milices liées au régime de l’ancien président Bachar al-Assad, au cours d’une tentative d’interpellation menée après une longue filature. L’information a été diffusée par l’agence officielle Sana.
Selon l’agence, les forces de sécurité intérieure de la campagne de Damas ont empêché sa fuite. Zahredine, présenté comme l’un des principaux lieutenants de Ghayath Dala et ancien chef de la milice « Liwa Deraa al-Watan », est accusé d’avoir commis des crimes contre des civils. L’opération reposait sur un suivi rigoureux, une surveillance ciblée et une traque prolongée, qui ont permis de localiser ses déplacements.
Dans un message publié sur sa chaîne Telegram, la direction des forces de sécurité intérieure a précisé qu’un barrage routier avait intercepté le véhicule dans lequel se trouvait Zahredine, accompagné d’une autre personne. Une fois identifié, il a sorti une arme et s’est tiré dessus pour éviter son arrestation. Son compagnon a été arrêté.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre continu des opérations visant à neutraliser des individus recherchés pour des infractions graves. Elle fait suite, de quelques jours seulement, à la neutralisation de Firas Abdulkarim Hamoud, surnommé « Fajr 3 », à Tartous. Ce dernier agissait comme représentant de Ghayath Dala dans le commandement de groupes armés actifs sur la côte syrienne.
Ghayath Dala est un ancien officier de la « Quatrième brigade », unité alors dirigée par Maher al-Assad, frère de l’ancien chef de l’État. Son nom est apparu publiquement durant les événements de la région côtière en mars 2025, où il a été désigné comme l’un des responsables des formations armées issues des restes du régime.
Le 6 mars 2025, les gouvernorats de Lattaquié et de Tartous ont été le théâtre d’attaques coordonnées menées par des combattants loyaux au régime contre des éléments des forces de sécurité. Ces assauts ont été suivis de ripostes militaires gouvernementales, d’affrontements armés et de violations documentées à l’encontre de civils.
En juillet 2025, la Commission d’enquête syrienne sur les événements de la région côtière a fait état de la mort de 1 426 civils et militaires, de la disparition de 20 personnes supplémentaires, et de la transmission aux tribunaux de dossiers concernant 298 suspects impliqués dans des abus avérés.
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