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La diffusion en direct de l'entretien avec Mohammad Baqer Qalibaf a été coupée sans explication sur la chaîne "Khabar" iranienne.

La chaîne iranienne "Khabar" a interrompu de manière inattendue la diffusion en direct de l'interview accordée par Mohammad Baqer Qalibaf, président du Parlement et principal négociateur iranien, mardi soir, sans fournir d'explication officielle sur les raisons de cet arrêt.
Cette coupure fait suite à un incident similaire survenu lors de la diffusion en direct d'une interview de Mahmoud Nabavian, vice-président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, également interrompue sans justification officielle.
Le centre médiatique du Parlement iranien a précisé que l’interview de Qalibaf, réalisée avec l’organisme officiel de radiotélévision, avait été remise intégralement à la chaîne plus de deux heures avant sa diffusion, mais que la retransmission avait été brusquement stoppée en plein milieu, sans coordination préalable.
Dans un communiqué, le centre a indiqué que cette interview avait été réalisée conformément aux directives du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, visant à suivre la mise en œuvre des conditions figurant dans le mémorandum d’entente, afin d’informer l’opinion publique des derniers développements. Il a aussi souligné que l’entretien était enregistré et non diffusé en direct, ce qui aurait nécessité une notification préalable au centre médiatique en cas de suppression partielle.
Le communiqué a ajouté que les parties non diffusées comprenaient des réponses aux "allégations mensongères" concernant les inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique dans les sites nucléaires iraniens, ainsi que des détails sur le suivi de la libération des avoirs iraniens gelés, un volet relatif à l’allocation de 300 milliards de dollars pour la reconstruction dans le cadre du mémorandum, en plus de réponses aux déclarations de l’ancien président américain Donald Trump et une explication des messages stratégiques contenus dans le discours du guide suprême du 18 juin dernier.
Au cours de l’interview, Qalibaf a affirmé que l’Iran "ne mène actuellement aucune négociation avec les États-Unis", précisant que les discussions avaient cessé après la signature du mémorandum d’entente entre les deux parties. Il a indiqué que la récente visite en Suisse avait pour but d’examiner les modalités d’application des clauses du mémorandum, et non d’engager de nouvelles négociations.
Qalibaf a qualifié le "blocus maritime américain" des ports iraniens, instauré après le cessez-le-feu, d’"une des formes les plus dures de guerre", estimant que la levée de ce blocus constituait l’un des principaux résultats du mémorandum signé entre Téhéran et Washington.
Concernant le détroit d’Ormuz, il a déclaré que sa valeur augmentait avec le trafic maritime qui le traversait, mettant en garde contre son utilisation comme un levier nuisible aux intérêts iraniens. Il a insisté sur le fait que garantir la fluidité de la navigation servait les intérêts économiques du pays.
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