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Les forces américaines ont achevé la septième nuit consécutive de frappes ciblant des infrastructures iraniennes, tandis que les tensions dans la région restent vives.

La Commandement central des forces armées américaines a annoncé dans la nuit de vendredi à samedi la conclusion de la septième série consécutive de frappes contre l'Iran.
Selon ce commandement, cette nouvelle vague d'attaques a débuté à 21h30, heure de la côte Est des États-Unis.
Les frappes ont visé des sites de surveillance, des infrastructures logistiques militaires, des installations souterraines de stockage d’armes ainsi que des capacités navales.
Au cours de ces opérations, l’armée américaine a mobilisé des avions de chasse, des drones, des navires de guerre ainsi que d’autres moyens militaires non précisés.
Le Commandement central a confirmé la poursuite de la pression sur l’Iran, conformément aux directives du commandant en chef, incluant un blocus maritime total des ports iraniens.
Il a également précisé que plus de 50 000 soldats américains sont déployés dans la région du Moyen-Orient, prêts à intervenir avec un haut niveau de vigilance et de préparation au combat.
Les frappes américaines ont notamment ciblé des ponts en Iran, tandis que Téhéran a riposté vendredi en attaquant une centrale électrique et une station de dessalement au Koweït.
Les deux parties prennent le risque d’une escalade en étendant leurs attaques à des infrastructures stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie et du pétrole.
Le renouvellement des affrontements a perturbé à nouveau les approvisionnements énergétiques en provenance du Golfe, avec une unité de la marine américaine prenant position près du détroit d’Hormuz.
Par ailleurs, des hommes armés ont saisi un autre navire au large du Yémen, suscitant des inquiétudes sur la sécurité du détroit de Bab el-Mandeb, passage maritime essentiel à l’entrée de la mer Rouge et à l’acheminement du pétrole au Moyen-Orient.
Des médias iraniens ont rapporté, citant le Corps des gardiens de la révolution, que deux pétroliers ont explosé et pris feu après avoir traversé une zone minée au sud du détroit d’Hormuz.
La télévision officielle a relayé les propos du Corps des gardiens affirmant que tant que l’agression américaine se poursuivra, il sera impossible d’exporter des engrais chimiques ou la moindre goutte de pétrole et de gaz depuis la région.
L’agence iranienne Tasnim a indiqué vendredi que la marine du Corps des gardiens avait pris pour cible un navire battant pavillon thaïlandais tentant de franchir le détroit d’Hormuz, sans fournir de détails supplémentaires.
Depuis l’effondrement de l’accord de cessez-le-feu la semaine dernière, les deux camps continuent de tester les limites de l’escalade, augmentant le risque d’un conflit généralisé.
Le président américain Donald Trump a menacé de lancer des frappes aériennes massives sur les infrastructures iraniennes, sans exclure une offensive terrestre sur la côte iranienne ou certaines îles.
Des responsables américains ont indiqué que les attaques dans le sud de l’Iran visaient à offrir davantage d’options au président Trump, selon l’agence Reuters.
Cependant, de telles mesures pourraient aussi pousser l’Iran à riposter en ciblant des infrastructures vitales dans les pays voisins ou en incitant la milice houthie alliée au Yémen à intensifier ses attaques sur les navires transitant par la mer Rouge, perturbant ainsi les approvisionnements énergétiques mondiaux.
Vendredi, Mohsen Rezaï, conseiller du guide suprême iranien et ancien haut commandant du Corps des gardiens, a mis en garde contre toute escalade américaine ou tentative de prise de contrôle de territoires iraniens.
Il a déclaré à la télévision officielle : « Si les frappes américaines se poursuivent plusieurs jours de plus, nous entrerons dans une phase d’opérations offensives globales ».
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