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Le Premier ministre irakien entame lundi une visite aux États-Unis
Le Premier ministre irakien Zaydi se rend lundi à Washington pour discuter du développement économique et des investissements avec les États-Unis.

Le porte-parole du gouvernement irakien, Haider Al-Aboudi, a annoncé lors d’une conférence de presse que Zaydi se rendra à Washington lundi à la tête d’une délégation de haut niveau, en réponse à une invitation du président américain.
Parmi les priorités des discussions figure le développement des relations économiques et des investissements, notamment la relance et la stimulation de l’environnement d’investissement dans les secteurs de l’énergie, du commerce, de la technologie et d’autres domaines.
Zaydi a pris la tête du gouvernement en avril, soutenu par Trump et sous une pression américaine croissante visant à limiter les armes des factions armées pro-iraniennes qui ont ciblé pendant des années les intérêts et les forces américaines en Irak.
Al-Aboudi a précisé que la limitation des armes est une décision irakienne, qui devrait contribuer à créer un climat sûr pour les investissements et la stabilité intérieure. Il a souligné que cette mesure constitue une base essentielle pour la stabilité interne, le renforcement de la croissance économique et l’attraction d’investissements capables de relancer le dossier économique.
Zaydi s’est engagé à concentrer les armes entre les mains de l’État et a appelé les factions à remettre leurs armes. Si certaines ont montré une certaine coopération, d’autres continuent de refuser, notamment sous la pression américaine.
L’Irak, riche en pétrole, cherche à dépasser des décennies de guerres et de troubles, mais il souffre toujours d’infrastructures faibles, de services publics dégradés, d’une mauvaise gestion et d’une corruption généralisée.
Durant sa visite d’une semaine, Zaydi espère attirer de nouveaux investissements américains dans un pays qui doit renforcer son économie, surtout après les pertes importantes de revenus dues à l’arrêt des exportations pétrolières via le détroit d’Ormuz pendant la guerre au Moyen-Orient.
Haider Al-Aboudi a indiqué que l’Irak prépare l’arrivée de sociétés américaines spécialisées afin d’apporter un nouvel élan à la hausse de la capacité de production pétrolière irakienne.
Les deux parties devraient signer plusieurs accords, dont la création d’un fonds où l’Irak déposera un demi-million de barils de pétrole par jour en échange d’un renforcement de ses approvisionnements en électricité.
Au cours des derniers mois, l’Irak, membre fondateur de l’OPEP, a conclu plusieurs accords avec de grandes entreprises américaines du secteur pétrolier. Il avait également appelé l’organisation à augmenter sa part de production pétrolière.
La visite de Zaydi intervient alors que les tensions militaires entre les États-Unis et l’Iran, allié de l’Irak, se ravivent, un équilibre que les gouvernements irakiens successifs ont toujours tenté de maintenir.
Comme d’autres producteurs de pétrole, l’Irak a été fortement affecté par la guerre au Moyen-Orient en raison de l’arrêt des exportations via Ormuz, d’autant plus que ses recettes budgétaires dépendent à environ 90 % des exportations pétrolières, dont la grande majorité transite par ce détroit.
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