Monde
Les Nations unies annoncent la fermeture de leur bureau des droits humains au Burkina Faso
Les Nations unies fermeront leur bureau des droits humains au Burkina Faso après la suspension indéfinie de ses activités par les autorités militaires.

Les Nations unies ont annoncé jeudi la fermeture prochaine de leur bureau chargé des droits de l’homme au Burkina Faso, en raison de la suspension de ses activités par les autorités burkinabè, ce qui a empêché le bureau de remplir ses missions, selon un communiqué.
Cette décision intervient trois mois après que le gouvernement militaire en place au Burkina Faso a suspendu indéfiniment les opérations du bureau, à la suite de la publication d’un communiqué appelant l’État ouest-africain à protéger « l’espace civil ».
La fermeture effective du bureau des Nations unies pour les droits de l’homme dans le pays est prévue pour le 30 novembre prochain.
Depuis son arrivée au pouvoir à la suite d’un coup d’État en septembre 2022, le président du conseil militaire, Ibrahim Traoré, adopte une politique hostile à l’égard de l’Occident, tandis que les voix dissidentes sont réprimées.
Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a exprimé dans un communiqué son profond regret face à la décision des autorités burkinabè de suspendre indéfiniment les activités du bureau dans le pays, soulignant que les discussions intensives engagées depuis n’ont pas permis de trouver une solution.
Il a ajouté que cette situation a directement affecté la capacité du bureau à accomplir son mandat, ce qui l’a conduit à prendre la décision de mettre fin à sa présence sur le territoire burkinabè.
Le bureau avait été inauguré en octobre 2021, avec pour mission de surveiller et documenter les violations des droits de l’homme, ainsi que de promouvoir le respect de ces droits.
Il avait également formé environ 4 000 membres des forces de défense et de sécurité aux normes du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire.
Volker Türk a assuré que malgré cette fermeture, lui-même et son bureau restent engagés à soutenir le gouvernement, les institutions nationales et la société civile pour continuer à promouvoir et protéger les droits humains au Burkina Faso.
Le communiqué qui aurait suscité la colère des autorités burkinabè avait été publié le 5 février. Il appelait le gouvernement à mettre fin à toutes les formes de répression exercées contre l’espace civil et à renoncer à son intention d’interdire tous les partis politiques.
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