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Manifestations dans le nord-est de la Syrie contre la hausse des prix des carburants
Des centaines de personnes ont manifesté à Qamishli, ville majoritairement kurde dans le nord-est de la Syrie, contre la hausse des prix des carburants décidée par le gouvernement. Des protestations similaires ont eu lieu dans d'autres régions du pays.

Des centaines de personnes ont manifesté dans la ville de Qamishli, majoritairement kurde, dans le nord-est de la Syrie, contre la hausse des prix des carburants décidée par le gouvernement, quelques jours après des manifestations similaires dans d'autres zones.
Agence France Presse a rapporté que des manifestants, hommes et femmes, arpentaient les rues de Qamishli en brandissant des pancartes sur lesquelles figuraient des messages en arabe tels que « Non à la politique de famine », « Préservez le pain du peuple » et « Non à la hausse des prix des carburants », tandis que certains répétaient : « Notre pétrole appartient au peuple ».
Les autorités syriennes avaient annoncé dimanche une augmentation temporaire des prix des carburants, avec une hausse de 40 % du prix du mazout par litre et de 26 % pour l’essence, dans un pays où le revenu par habitant reste faible et où la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté depuis plusieurs années de conflit, selon les Nations Unies.
Depuis dimanche, des manifestations ont éclaté dans différentes régions du nord, du nord-ouest et du nord-est du pays, notamment dans les provinces d’Idlib et de Hassaké.
Les autorités justifient la hausse des prix des carburants par la montée des prix sur les marchés mondiaux de l’énergie, en raison du conflit dans la région, alors que la Syrie dépend fortement des importations pour assurer ses besoins en produits pétroliers, et que ses infrastructures énergétiques restent fragiles après plus d’un quart de siècle d’abandon.
Ces manifestations constituent les plus étendues depuis l’arrivée des nouvelles autorités au pouvoir après la chute du régime du président syrien précédent, Bachar al-Assad, en décembre 2024, malgré leurs promesses de relancer l’économie, de réhabiliter les infrastructures et les institutions publiques après plus d’un quart de siècle de guerre.
La région du nord et du nord-est de la Syrie abrite les plus grands gisements pétroliers et gaziers du pays, et est désormais sous contrôle de l’État après que celui-ci a consolidé son autorité sur les zones autrefois contrôlées par les forces kurdes au début de cette année.





