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Des protestations ont éclaté à Téhéran et Machhad contre le déroulement des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, jugés contraires aux directives de Khamenei.
Dans la soirée de samedi, des manifestations ont eu lieu aux abords du ministère des Affaires étrangères à Téhéran ainsi que dans la ville de Machhad, située au nord-est de l’Iran. Les protestataires ont exprimé leur opposition aux avancées des négociations en cours entre Téhéran et Washington.
Un enregistrement vidéo diffusé par des médias proches du courant conservateur iranien montre des manifestants scandant des slogans critiques. Certains ont directement visé le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, tandis que les partisans de ce rassemblement ont qualifié ses actions d’en contradiction avec les directives du guide suprême, Mojtaba Khamenei.
Le site conservateur Rajanews, affilié au Front de la Résistance iranien, rapporte que les manifestants ont mis en garde les autorités contre la répétition des erreurs observées lors des précédentes négociations, faisant allusion à l’accord nucléaire antérieur.
Des plateformes médiatiques proches de ce courant ont relayé des appels demandant à la direction iranienne de clarifier publiquement sa position sur le processus de négociation ou de réorganiser l’équipe en charge des pourparlers. Ils estiment que l’absence de soutien explicite pourrait exposer les responsables à des critiques politiques en cas d’échec ou de blocage d’un futur accord.
À ce jour, aucune déclaration officielle du ministère des Affaires étrangères iranien n’a été publiée concernant ces manifestations ou les revendications exprimées.
Par ailleurs, Mahmoud Nabavian, vice-président de la commission de la Sécurité nationale et de la Politique étrangère au Parlement iranien, a indiqué que les clauses du projet d’accord avec les États-Unis prévoient que l’avenir du programme nucléaire iranien sera encadré selon les exigences américaines.
Lors d’une interview télévisée, il a précisé que l’Iran s’engage, conformément au texte de l’accord, à réduire et à affiner l’intégralité de son stock d’uranium enrichi, ce qu’il considère comme une des principales dispositions du projet de compromis.
Il a ajouté que « le destin du dossier nucléaire ne sera pas décidé de manière autonome par l’Iran, mais dans le cadre de conditions imposées par les États-Unis », accusant le ministre Araqchi de « transmettre directement les demandes de Washington » durant les négociations.
Des médias iraniens ont également rapporté la tenue d’un cortège à Machhad contre Abbas Araqchi et le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Selon ces sources, la manifestation aurait été organisée par le Front de la Résistance conservateur. Les participants se sont rassemblés devant le ministère des Affaires étrangères à Machhad, certains portant des linceuls.
Des vidéos montrent des slogans hostiles à Araqchi et Ghalibaf, parmi lesquels : « Ghalibaf, Araqchi : qu’en est-il du sang de notre guide ? », en référence à l’assassinat du guide Ali Khamenei survenu le 28 février dernier.
Les manifestants ont également scandé : « Araqchi, aie honte et quitte le pays » et « Araqchi, aie honte et arrête les négociations », ainsi que d’autres slogans rejetant ce qu’ils qualifient de « compromis » avec les États-Unis.
Les rapports indiquent que cette manifestation a rassemblé des figures politiques opposées à tout accord éventuel, leur principal point de contestation étant le refus de toute entente avec Washington.
Ces événements interviennent alors que les spéculations sur un possible accord entre l’Iran et les États-Unis se multiplient, tandis que les autorités officielles confirment la poursuite des discussions sans qu’aucune décision finale n’ait encore été prise.



