Liban
Le colonel Chqair : La sécurité publique poursuivra ses devoirs pour maintenir l'ordre et préserver la stabilité
Le colonel Hassan Chqair a présidé la cérémonie d'inauguration de deux nouveaux centres de la sécurité publique à Ras Baalbek, en hommage aux héros du service. Cette initiative marque une avancée dans le renforcement de la présence étatique et des services aux citoyens.

Le bâtiment du shahid inspecteur adjoint second Tonos al-Bashrawi médical et le bâtiment du shahid inspecteur principal Yahiya Chaker régional de la sécurité publique ont été inaugurés à Ras Baalbek, sous la présidence du directeur général de la sécurité publique, le colonel Hassan Chqair, en présence d’un vaste rassemblement de personnalités politiques, officielles, sécuritaires, militaires, judiciaires, religieuses et municipales ainsi que d’acteurs locaux.
Ont participé les députés : Ghazi Zeiter, Ynal Salih, Melhem al-Hajj Ali, Samer al-Toum, Hussein al-Hajj Hassan et Ehab Hamadeh, le ministre de la Santé publique Rakan Nasser al-Din, le représentant du commandant de l’armée, le lieutenant-colonel Elias Marad, le représentant de la direction générale de la sûreté d’État, le capitaine Hussein al-Darani, le représentant de la direction générale des douanes, Gracia al-Qazi, ainsi qu’un certain nombre de juges, agents de sécurité, religieux et acteurs locaux.
La cérémonie a commencé par les rites officiels d’inauguration des deux bâtiments, suivis de l’élévation du voile sur le tableau commémoratif portant les noms des deux chahids Tonos al-Bashrawi et Yahiya Chaker, en témoignage de la reconnaissance des sacrifices des héros de la sécurité publique qui ont consacré leur vie au service du Liban et à la protection de ses institutions.
Dans son allocution d’introduction, la capitaine de la sécurité publique Jouwai al-Bustani a souligné que l’histoire de la sécurité publique ne se résume pas à des bâtiments ou des centres, mais s’édifie grâce aux sacrifices des hommes qui ont porté la mission nationale et consacré leur vie au service du pays.
Elle a ajouté que « le nouveau centre régional devait nécessairement porter le nom du shahid inspecteur principal Yahiya Chaker, tué le 6 juillet 2026 lors de la résistance à l’agression israélienne sur la localité de Nabatiyeh, tandis que le centre médical porte le nom du shahid inspecteur adjoint second Tonos al-Bashrawi ».
Al-Bustani a évoqué la mémoire du shahid Yahiya Chaker, qui a choisi de rester fidèle à son serment jusqu’à la dernière minute, faisant de son sacrifice une prolongation d’une carrière riche en dévouement et en service au sein de la sécurité publique, laissant son nom vivant parmi ses collègues et ses compatriotes, symbole des sacrifices des hommes de l’institution au service du Liban.
Elle a affirmé que l’ouverture du centre de la sécurité publique à Ras Baalbek ne se limite pas à l’inauguration d’un nouvel immeuble, mais constitue une étape concrète dans une vision visant à offrir les meilleurs services et à simplifier les démarches administratives pour les citoyens, les ressortissants arabes et étrangers résidant sur le territoire.
Elle a rappelé que cette initiative suit l’ouverture du centre médical de la sécurité publique à Tannayil, portant le nom du shahid Ali al-Khalid et assurant des soins aux militaires et à leurs familles, estimant que cette démarche de développement reflète les directives du colonel Hassan Chqair et son souci de rendre la direction proche du peuple, facilitant les démarches conformément aux lois et compétences, tout en modernisant les méthodes de travail selon les normes reconnues.
À son tour, Chqair a affirmé que l’ouverture d’un nouveau centre de la sécurité publique à Ras Baalbek représente une nouvelle étape dans la trajectoire de modernisation, de développement et de consolidation de la présence de l’État et de ses institutions sur l’ensemble du territoire libanais. Il a déclaré : « Ce centre n’est pas simplement un nouvel immeuble ni une simple surface supplémentaire pour fournir des services, mais il exprime la volonté de l’État d’être proche de ses citoyens, présent à leurs côtés, attentif à leurs besoins et capable de leur offrir les services qu’ils méritent avec facilité et dignité ».
Il a précisé que ce centre assurera aux citoyens et aux résidents arabes et étrangers, ainsi qu’aux militaires et à leurs familles, des services administratifs de la sécurité publique, facilitera leurs démarches et allongera leur temps et leurs efforts, tout en renforçant la présence sécuritaire de la direction dans le cadre de ses attributions légales et réglementaires.
Chqair a également évoqué l’approche de la 81e anniversaire de la création de la sécurité publique, qui tombe le 27 août, soulignant que 81 ans de travail et de sacrifices ont consolidé la présence de la direction dans toutes les circonstances et phases traversées par le Liban.
Il a insisté sur le fait que la sécurité publique « n’est pas une institution éloignée du peuple, mais une institution présente parmi eux et au service d’eux », et que la force de l’État se mesure aussi à sa capacité à atteindre les citoyens, à assurer leurs services et à les protéger.
Il a confirmé que la sécurité publique poursuivra ses devoirs de maintien de l’ordre, de préservation de la stabilité et de garantie de la paix civile, en collaboration et coordination avec toutes les institutions militaires et sécuritaires, conformément aux décisions des autorités officielles et à l’engagement des lois.
Chqair a conclu en remerciant tous ceux qui ont contribué à la réalisation du centre, affirmant que la direction restera fidèle à son engagement envers le service du Liban, la protection de son peuple et les sacrifices consentis pour son sécurité et sa stabilité.
Après la cérémonie d’inauguration, le colonel Chqair et les invités se sont rendus dans un restaurant de la localité de Ras Baalbek, où la cérémonie s’est poursuivie par des discours mettant l’accent sur l’importance de la présence de l’État et de ses institutions, le rôle de la sécurité publique dans le service des citoyens, ainsi que sur la nécessité de la cohésion nationale, de la coexistence pacifique et du développement équilibré.
Dans son intervention, le patriarche de l’archidiocèse de Baalbek – Hrane des Maronites catholiques, Mgr Michel Farah, a souligné que le nouveau centre ne doit pas être seulement un bâtiment ou des bureaux administratifs, mais une zone d’action au service de l’humain, de la protection de la société et de la consolidation de la présence de l’État dans la région.
Il a insisté sur l’importance d’un traitement humain et d’une rapidité dans l’accomplissement des démarches des citoyens, particulièrement dans une région qui a souffert de l’exclusion pendant de nombreuses années, affirmant que l’État fort est celui où le citoyen ressent que ses institutions sont présentes à ses côtés, l’écoutent et le servent avec justice et respect.
Le patriarche Farah a salué la direction de la sécurité publique, représentée par le colonel Hassan Chqair, les officiers et les agents, reconnaissant leurs sacrifices, tout en remerciant chacun qui a contribué à la création et à l’aménagement du centre, considérant que l’investissement dans les institutions de l’État est un investissement dans l’avenir du pays.
Le cheikh Bakr al-Rafaaï, mufti de Baalbek – Hrane, a affirmé que le Liban ne peut pas être construit selon un principe de discrimination entre ses régions, insistant sur le fait que Baalbek, Zahle, Nabatiyeh, Sour et les autres zones du Liban constituent un seul pays et une seule terre.
Il a déclaré que la cohésion nationale est l’arme la plus puissante face aux défis, appelant à un dialogue national fondé sur une base commune, et soulignant que les conflits et divisions internes profitent uniquement à l’ennemi.
Il a également souligné l’importance de renforcer la présence de l’État et de ses institutions, s’arrêtant sur l’ouverture du centre à Ras Baalbek, qu’il considère comme une étape dans le processus de consolidation de l’État et de service du peuple.
Le patriarche Hanna Rahma, chef de l’archidiocèse maronite de Baalbek – Dier al-Ahmar, a estimé que l’ouverture du centre dépasse une simple affaire administrative, constituant une avancée vers la reconstruction de la présence de l’État dans le Békaa, dont les habitants ont souvent ressenti l’oubli.
Il a insisté sur le fait que l’État n’est pas un bâtiment, un drapeau, un ministère ou un appareil, mais un don, un service, une justice et une dignité pour le citoyen, estimant que la sécurité ne signifie pas seulement protéger l’individu du danger, mais aussi lui faire sentir qu’il est respecté, que son État l’écoute et que ses institutions sont présentes à ses côtés.
Il a salué l’homme d’affaires Hassane al-Bashrawi, qui a contribué à la mise à disposition du bâtiment pour en faire un centre de la sécurité publique, souhaitant que ce centre devienne un lieu de sécurité, de confiance, de service, de dignité et de tranquillité.
Le maire de la municipalité de Fakha, Habib Aoun, a affirmé que la force de l’État ne se mesure pas au nombre de ses bâtiments, mais à la profondeur de sa présence dans la vie des citoyens, estimant que l’ouverture du centre représente un service plus proche, des démarches plus simples et un message clair selon lequel l’État est plus fort quand il est proche de ses citoyens.
Il a insisté sur le fait que les habitants de la région, qui ont toujours été partenaires dans la protection du territoire et des frontières, méritent les mêmes services que toute autre région libanaise, adressant une salutation aux institutions sécuritaires et militaires, notamment à la sécurité publique.
Quant au député Ghazi Zeiter, il a affirmé que les habitants de la région, qui ont fourni des hommes dans les institutions militaires, administratives et politiques, dans la résistance à l’ennemi israélien et dans la défense du Liban et de sa souveraineté, méritent leurs droits auprès de l’État et doivent bénéficier d’une attention exceptionnelle, étant au cœur de la décision de développement.
Il a insisté sur le fait que le Liban fait face à de grandes défis, et que la cohésion nationale est « l’arme la plus solide pour la confrontation et la première ligne de défense du Liban », affirmant que les conflits politiques et les contradictions internes profitent uniquement à l’ennemi.
Il a salué les positions prises par les habitants de Ras Baalbek, Fakha, al-Qaa et les autres villages de la région durant les périodes de déplacement, estimant que leur accueil des réfugiés constitue un modèle de fraternité et de solidarité nationale.
Il a affirmé que l’attachement à l’État et à ses institutions est le choix final, appelant au dialogue et à la compréhension, éloignant toute vision confessionnelle des relations entre Libanais, et insistant sur le fait que la coexistence musulmane-chrétienne est l’un des trésors les plus précieux du Liban.
Il a également remercié le conseil municipal et tous ceux qui ont contribué à la réalisation du projet, considérant que l’ouverture du centre fait partie d’un mouvement de développement sécuritaire, économique et social dans la région, et a salué le colonel Hassan Chqair pour son initiative en faveur de Ras Baalbek et des autres régions du Liban.
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