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Un livre révèle l'existence d'un abri secret près de Paris pour Emmanuel Macron, préparé face aux risques de troubles sociaux et de violences lors des prochaines élections.

Un rapport du journal britannique « The Telegraph », publié vendredi, a révélé que le président français Emmanuel Macron dispose d'un abri secret dans la banlieue parisienne, où il pourrait se référer si des manifestants prenaient d'assaut le palais de l'Élysée, selon un nouveau livre de trois journalistes d'investigation français intitulé "L'Armée nouvelle des ombres".
Le livre, rédigé par Pierre Gastino, Antoine Izambard et Franck Renaud, s'appuie sur des entretiens avec des sources de haut niveau au sein des services de sécurité français. Il révèle les préparatifs en vue d'éventuels troubles majeurs lors de l'élection présidentielle prévue en 2027, incluant des émeutes, des actes de vandalisme et des cyberattaques, allant jusqu'à la possibilité d'une insurrection armée.
Le rapport précise que les plans de protection et d'évacuation du président découlent partiellement des manifestations des « Gilets jaunes » en 2018, lorsque Macron a subi une situation hostile lors d'une visite à Le Puy-en-Velay, poussant les responsables à revoir les mesures de protection présidentielle et à rappeler les événements de février 1934, quand des troubles violents à Paris avaient entraîné la chute du gouvernement français.
Les auteurs du livre indiquent que les services français craignent les répercussions des résultats de la prochaine élection présidentielle. Une victoire de Marine Le Pen, dirigeante du Rassemblement national (droite), pourrait déclencher une nouvelle vague de protestations menée par des groupes d'extrême gauche, des jeunes des banlieues et des militants ruraux, s'ils refusaient de reconnaître les résultats.
En revanche, une victoire de Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise (gauche), pourrait entraîner ce que le livre décrit comme une « résistance passive » au sein de la police, compte tenu des craintes que certains agents refusent de coopérer avec un gouvernement dirigé par l'extrême gauche.
Selon le rapport, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a tenu des réunions répétées pour examiner les préparatifs en cas d'insurrection potentielle, tandis que la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), le service de renseignement extérieur français, a simulé des scénarios d'ingérence étrangère dans les élections.
La police de Paris a également s'est entraînée à fonctionner pendant une journée entière sans téléphones portables cryptés, anticipant une large cyberattaque qui pourrait perturber les communications sécurisées.
Le livre cite un haut responsable du renseignement avertissant, depuis avril dernier, que la France se dirige vers de grands troubles, en raison de la hausse des prix du carburant et de l'accumulation de colère populaire depuis les manifestations des Gilets jaunes.
Le rapport note que les services de renseignement ont sous-estimé l'ampleur des manifestations du 17 octobre, prévoyant entre 60 000 et 150 000 participants, alors que plus de 500 000 personnes y ont pris part, selon le livre.
Les journalistes ont également révélé que les forces spéciales françaises ont étudié la possibilité de déployer des troupes pour protéger le Parlement en cas d'insurrection armée.
En conclusion, le journal rapporte l'avertissement d'un ancien commandant des forces spéciales contre le déploiement de soldats dans les rues françaises, exprimant sa crainte que le pouvoir ne prenne l'habitude d'utiliser l'armée face aux troubles intérieurs.



