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Plus de 200 000 personnes déplacées après des violences anti-migrants à

Des affrontements ont éclaté à Durban entre des manifestants hostiles aux migrants et des ressortissants de la RDC hébergés dans un centre temporaire, faisant au moins quatre morts et poussant plus de 200 000 personnes à quitter l’Afrique du Sud.

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Plus de 200 000 personnes déplacées après des violences anti-migrants à
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De nouvelles violences liées à des manifestations contre les migrants non réguliers ont éclaté à Durban, ville côtière d’Afrique du Sud, dans le cadre d’une vague de tensions persistante depuis plusieurs semaines. Ces heurts ont entraîné la mort de ressortissants étrangers et le déplacement de dizaines de milliers de personnes hors du pays.

Les affrontements se sont déclenchés lors d’une marche organisée par environ cent personnes appartenant à un groupe opposé à la migration irrégulière, sous la bannière « March and March ». Le cortège s’est dirigé vers un centre d’hébergement provisoire abritant des centaines de migrants non réguliers, situé devant un bureau gouvernemental à Durban, selon le site Africa News.

La plupart des personnes accueillies dans ce centre, principalement originaires de la République démocratique du Congo, y avaient trouvé refuge il y a environ treize semaines, fuyant des pressions et des menaces exercées par des groupes locaux exigeant leur départ.

Des blessés parmi les Congolais

L’archevêque Rafael, figure dirigeante de la communauté étrangère et originaire de la République démocratique du Congo, a indiqué que cinq citoyens congolais, dont deux enfants, avaient été blessés durant les incidents.

Il a accusé les manifestants d’avoir attaqué le site d’hébergement, précisant que les participants à la marche étaient armés de gourdins et avaient tenté de forcer l’accès au lieu de rassemblement des étrangers. La police est intervenue pour séparer les deux camps. Selon lui, les forces de l’ordre ont eu recours à des grenades assourdissantes afin de disperser la foule, causant des blessures.

Une campagne nationale contre la migration irrégulière

Les autorités sud-africaines ont présenté ces manifestations comme une composante d’une campagne plus large visant la migration non régulière.

Depuis plusieurs semaines, l’Afrique du Sud connaît une montée en puissance des actions hostiles aux migrants. Des groupes anti-migration avaient fixé le 30 juin comme date butoir pour le départ des migrants non réguliers du territoire national.

Cette ultimatum a été suivie d’actes de violence et de menaces, conduisant au départ de plus de 200 000 personnes vers leurs pays d’origine, notamment le Zimbabwe, le Malawi et la République démocratique du Congo.

La police sud-africaine a confirmé la mort d’au moins quatre migrants étrangers dans le cadre de ces violences. Des gouvernements étrangers estiment toutefois que le bilan réel pourrait être supérieur.

Ces événements à Durban ravivent l’une des questions les plus sensibles du pays, où la crise de la migration irrégulière se superpose à des problèmes structurels tels que le chômage, les pressions économiques, la concurrence pour les emplois et les services publics. Des organisations de la société civile ainsi que des responsables communautaires mettent en garde contre les risques d’aggravation des tensions et de nouveaux déplacements si le discours haineux et les actes de violence à l’encontre des étrangers se poursuivent.

Durban est devenue, au cours des dernières semaines, l’un des principaux foyers de contestation, suscitant des inquiétudes quant à une possible extension des affrontements et à une multiplication des cibles parmi les migrants et les réfugiés.

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