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Les autorités congolaises ont confirmé vendredi que le nombre de cas d’Ebola en République démocratique du Congo dépassait 7 000, plaçant ce foyer au deuxième rang mondial après l’épidémie de 2014–2016 en Afrique de l’Ouest.

Des données publiées vendredi par les autorités congolaises font état de plus de 7 000 cas confirmés d’infection au virus Ebola en République démocratique du Congo.
Ce foyer épidémique devient ainsi le deuxième plus important jamais recensé, derrière celui qui a frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, avec plus de 28 600 personnes infectées et plus de 11 000 décès en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone.
Des chiffres actualisés, rendus publics en fin de soirée vendredi, portent le bilan à 3 398 morts et 7 022 cas confirmés répartis sur sept provinces.
Des responsables sanitaires ont annoncé la détection d’un nouveau cas dans la province de South Ubangi, située dans le nord-ouest du pays, loin du cœur historique de l’épidémie.
Un jeune homme âgé de 23 ans est décédé mardi. Les analyses ont confirmé qu’il était porteur de la souche « Bundibugyo » du virus Ebola. Il avait quitté la province de South Kivu, dans l’est du pays, le 10 juillet dernier, avait séjourné à l’étranger avant de rentrer en RDC et d’atteindre South Ubangi, région frontalière avec la République du Congo et la République centrafricaine.
Dans son dernier rapport sur la situation, l’Institut national de recherche biomédicale, chargé de la santé publique en RDC, indique que « le suivi des contacts liés au premier cas confirmé dans la province de South Ubangi est actuellement en cours ».
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les efforts visant à étendre la riposte contre le virus Ebola sont freinés par un manque de personnel qualifié, de partenaires opérationnels et de financements, alors que la propagation géographique du foyer s’accélère.



