Monde
La porte-parole de la Maison-Blanche face à son premier test : apparition hésitante et controverse juridique sur ses qualifications
La nouvelle porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt (traduit par Katie Zakharia dans le texte source), fait l'objet d'une enquête pour exercice illégal du droit après une première prise de parole difficile.

La Maison-Blanche a été confrontée mercredi à des questions croissantes concernant les qualifications juridiques de sa nouvelle porte-parole, Katie Zakharia, suite à un premier jour difficile dans ses fonctions, où elle a donné une réponse non concluante sur l'endroit où elle avait passé l'examen du barreau.
Un groupe de surveillance américain a déposé une plainte auprès du barreau de Californie, demandant une enquête pour déterminer si la porte-parole du président Donald Trump avait enfreint la loi en se présentant comme avocate, alors qu'elle ne détient pas de licence pour exercer la profession.
L'organisation « Campaign for Accountability » a indiqué que Zakharia s'était présentée comme avocate lors de ses apparitions dans des émissions télévisées, et s'était également identifiée comme conseillère juridique générale d'une organisation conservatrice à but non lucratif basée en Californie.
Michelle Coppersmith, directrice exécutive du groupe, a déclaré : « Zakharia s'est présentée à plusieurs reprises comme avocate pour renforcer sa réputation et sa crédibilité », ajoutant : « Le barreau devrait enquêter sur le point de savoir si Zakharia a induit le public en erreur concernant ses qualifications. »
Trump a décrit Zakharia comme une « avocate » lors de l'annonce de sa nomination vendredi, mais les journalistes n'ont trouvé aucun dossier indiquant qu'elle ait obtenu une licence pour exercer la profession d'avocat dans un État américain.
La porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré à l'AFP : « J'ai pratiqué le droit commercial international, répondant à toutes les qualifications nécessaires », sans préciser si elle détenait une licence pour exercer la profession d'avocat aux États-Unis.
Elle n'a pas précisé où elle avait été admise à exercer la profession d'avocat, si c'était le cas. Interrogée mardi par des journalistes sur l'endroit où elle avait passé l'examen du barreau, elle a répondu : « Quand je suis allée en Chine. »
Réponse du barreau
De son côté, le barreau de Californie a confirmé aux médias américains l'absence de dossier indiquant que Zakharia avait obtenu une licence pour exercer la profession, que ce soit sous son nom de mariage ou sous son nom de famille avant le mariage.
Zakharia, âgée de 41 ans, est diplômée de la faculté de droit de l'université Pepperdine en 2011, mais l'obtention d'un diplôme en droit ne qualifie pas automatiquement une personne pour exercer la profession d'avocat.
Les étrangers ne sont pas autorisés à passer l'examen du barreau en Chine, bien qu'ils puissent exercer certaines activités juridiques dans des cabinets d'avocats chinois. Zakharia a travaillé précédemment dans un cabinet d'avocats à Pékin, selon son profil professionnel.
Briefing de 14 minutes
Cette controverse survient après sa première apparition hésitante en tant que porte-parole officielle de la Maison-Blanche mardi, lorsqu'elle a lu longuement des notes préparées à l'avance lors d'un briefing qui n'a duré que 14 minutes.
Elle s'est contentée de recevoir des questions de trois institutions médiatiques considérées comme favorables à Trump, et a eu du mal à fournir certaines réponses, désignant par erreur le président comme étant son mari à une occasion.
Mais Trump a salué sa première apparition, déclarant aux journalistes : « J'ai vu qu'elle était très bonne. »
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