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Positions divergentes en Iran sur la médiation pakistanaise menacent les négociations avec Trump

Les avis s’opposent en Iran concernant la médiation pakistanaise dans les négociations avec les États-Unis sous Donald Trump.

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Positions divergentes en Iran sur la médiation pakistanaise menacent les négociations avec Trump
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Les prises de position en Iran ont été contradictoires ces dernières heures à propos de la médiation pakistanaise dans les négociations avec les États-Unis et de son influence possible sur la réussite des discussions avec le président américain Donald Trump.

Les déclarations des responsables et des représentants du courant dur du régime ont oscillé entre un soutien à ce rôle de médiateur et une opposition ferme à toute négociation avec Washington.

Cette situation intervient alors que le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, est arrivé à Téhéran pour rencontrer les autorités iraniennes, à un moment où la région connaît une montée des tensions entre les parties en conflit.

L’agence Tasnim, proche du Corps des gardiens de la révolution iranien, a rapporté que Mohsin Naqvi a transmis une « message important » au guide suprême, Mojtaba Khamenei, lors d’une entrevue avec son homologue iranien Eskandar Momeni samedi soir.

De son côté, Eskandar Momeni a qualifié le Pakistan de « pays ami, frère et voisin » lors de cette rencontre, révélant un accord bilatéral visant à porter le volume des échanges économiques à 10 milliards de dollars.

Dans une déclaration relayée également par Tasnim, Momeni a salué « le rôle actif de l’État ami pakistanais dans la médiation pour apaiser les tensions entre l’Iran et les États-Unis ».

À l’inverse, Mohammad Javad Larijani, figure majeure du courant dur en Iran, a critiqué les efforts de médiation pakistanaise entre Washington et Téhéran.

Dans une interview accordée à la chaîne iranienne Khabar, Larijani a insisté sur le fait que son pays « n’a pas besoin d’un médiateur s’il souhaite négocier directement » avec les Américains.

Il a décrit le Premier ministre pakistanais Shahbaz Sharif comme « une bonne personne », mais a ajouté que « son pays ne dispose pas d’un véritable mécanisme de médiation », selon son point de vue.

Un site iranien rapporte que le Pakistan aurait soumis une nouvelle proposition visant à débloquer l’impasse entre Téhéran et Washington.

Les États-Unis et l’Iran mènent des négociations largement indirectes pour parvenir à un accord temporaire mettant fin à un conflit qui dure depuis trois mois, cet accord laissant des questions comme le programme nucléaire iranien à des discussions ultérieures.

Pourtant, la conclusion d’un tel accord reste incertaine en raison des affrontements répétés entre les deux parties, qui se sont intensifiés ces derniers jours.

Téhéran réclame des recettes pétrolières de plusieurs milliards de dollars, des exemptions aux sanctions sur ses exportations de brut, la levée du blocus américain sur ses ports et le contrôle du détroit d’Ormuz.

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