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La Corée du Nord dénonce les prochaines manœuvres annuelles entre Séoul et Washington comme « plus provocatrices » que l’an dernier et annonce un renforcement accru de son dissuasion nucléaire en réponse à ce qu’elle qualifie de « coalition nucléaire » émergente.

Pyongyang a vivement condamné, dans la nuit de jeudi à vendredi, les grandes manœuvres militaires conjointes prévues entre les États-Unis et la République de Corée. Selon l’agence centrale de presse nord-coréenne, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a qualifié ces exercices d’« encore plus provocateurs » que ceux menés en 2025.
Le représentant a affirmé que la coopération militaire tripartite entre Washington, Séoul et Tokyo se transformait progressivement en une « alliance nucléaire ». En conséquence, la République populaire démocratique de Corée répondra à ce « niveau accru de menace » par un « niveau accru de dissuasion », a-t-il précisé.
Les manœuvres annuelles baptisées « Bouclier de la liberté » et « Ulchi », organisées conjointement par Séoul et Washington, se tiendront du 17 au 27 août. Elles intégreront notamment des scénarios de défense contre les drones, de brouillage du système GPS et de riposte aux cyberattaques, dans le but explicite de s’adapter aux capacités militaires évoluées de la Corée du Nord.
Pyongyang rejette systématiquement ces exercices, les considérant comme des actes d’ingérence directe et des facteurs d’escalade régionale. Le régime y voit une violation flagrante de la stabilité stratégique sur la péninsule coréenne.
La direction nord-coréenne a annoncé qu’elle intensifierait sa posture nucléaire, accusant les États-Unis de mettre en œuvre une stratégie nucléaire révisée qui assouplit les restrictions sur l’emploi d’armes nucléaires. Cette évolution, selon elle, risque de conduire la sécurité mondiale « au bord d’une guerre nucléaire ».



