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Qui succédera à Netanyahu ? Un duel tripartite allume le changement en Israël
Trois figures politiques israéliennes ont lancé leurs campagnes électorales avec pour objectif commun de remplacer le gouvernement actuel, mais chacun d'eux ambitionne personnellement la tête du gouvernement avant les élections.

Ont lancé leurs campagnes électorales trois personnalités politiques en Israël, partageant un objectif commun : remplacer le gouvernement actuel, mais cet objectif heurte la volonté de chacun d’entre eux de devenir Premier ministre, à la veille des élections israéliennes.
La chaîne 12 israélienne a indiqué que l’effort collectif des campagnes de Gadi Aïzenkot, Naftali Bennett et Avigdor Liberman aux élections israéliennes s’est transformé en une course individuelle vers le poste de Premier ministre.
Les dernières enquêtes d’opinion en Israël montrent qu’une coalition d’opposition reste éloignée de la barre des 61 sièges, tandis que le conflit interne entre les trois candidats en tête affecte négativement la campagne électorale dans son ensemble.
Élections israéliennes : qui prendra la direction ?
En ce qui concerne la direction de la coalition, l’image est claire parmi les sympathisants de l’opposition : 59 % des participants considèrent que Gadi Aïzenkot est le leader effectif, contre 19 % qui voient en Naftali Bennett le chef, et seulement 11 % qui jugent Avigdor Liberman la figure dirigeante.
L’enquête révèle que 53 % des Israéliens jugent Aïzenkot le plus apte à occuper le poste de Premier ministre, suivi de Bennett avec 31 %, puis Liberman en dernier avec 13 %.
Le duel tripartite suscite des inquiétudes chez les électeurs : 52 % des sympathisants de l’opposition affirment que le conflit entre les trois candidats nuit aux chances de la coalition de gagner, tandis que 38 % pensent le contraire.
Lorsqu’on leur a demandé quel critère devrait déterminer le choix du candidat aux élections israéliennes, 65 % des répondants estiment que « obtenir le plus grand nombre de sièges parlementaires » doit être le facteur décisif, contre seulement 25 % qui considèrent que « l’expérience politique » est le critère le plus important.
Concernant le moment où annoncer le candidat capable de succéder à Benjamin Netanyahu, les avis divergent : 37 % des sympathisants souhaitent que les partis de l’opposition annoncent leur candidat dès maintenant, tandis que 34 % préfèrent attendre jusqu’à une date plus proche des élections. Seulement 17 % des participants ont déclaré ne pas vouloir connaître cette information pour le moment.
L’enquête a également exploré les opinions des partisans de Netanyahu sur le scénario où la coalition d’opposition obtiendrait la majorité. Parmi cette catégorie, Aïzenkot arrive en tête avec 25 % de soutien, suivi de Bennett avec 13 %, puis Liberman avec 10 %.
Cependant, le chiffre le plus frappant parmi les partisans de Netanyahu est que 52 % d’entre eux ont déclaré ne pas savoir quelles sont les trois personnes qu’ils préfèrent pour le poste de Premier ministre.
Malgré les débats internes sur le choix du candidat, la question fondamentale à cette étape reste de savoir si Aïzenkot, Bennett et Liberman peuvent attirer de nouveaux électeurs en dehors de la coalition.
Le véritable test pour ces trois hommes sera leur capacité à revenir à une collaboration efficace face à Netanyahu, dans l’optique de réaliser l’objectif commun qu’ils se sont fixé dès le départ.
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