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Marco Rubio et Steve Witkoff ont été interrogés par le Congrès américain sur l'accord avec l'Iran, notamment sur l'uranium et les sanctions pétrolières.

Le lundi, des membres des deux partis du Congrès américain ont interrogé le secrétaire d'État Marco Rubio et le principal envoyé pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, lors de la première séance d'information étendue sur le mémorandum d'entente conclu par le président Donald Trump.
Au cours d'une conférence téléphonique avec des représentants, les démocrates ont posé des questions incisives, tandis que le député républicain Darrell Issa a pressé les responsables de l'administration Trump de clarifier le sort des réserves d'uranium faiblement enrichi détenues par l'Iran, utilisées dans la fabrication d'armes nucléaires.
Selon deux sources informées citées par Politico, Witkoff et Rubio ont confirmé ce qui avait déjà été communiqué à certains législateurs lors de réunions confidentielles : l'objectif est de parvenir à un accord final empêchant l'Iran de conserver de l'uranium hautement enrichi. Ils ont précisé que le mémorandum signé par Trump ce mois-ci visait à ouvrir la voie à ces négociations.
Par ailleurs, les démocrates ont exigé davantage de précisions sur les avantages financiers que l'Iran pourrait retirer du mémorandum, notamment les revenus pétroliers qui étaient auparavant soumis à des sanctions.
D'après des sources proches du dossier, la députée Debbie Wasserman Schultz a échangé avec Rubio et Witkoff au sujet de la levée des sanctions pétrolières avant que la communication ne soit interrompue. Un responsable de l'administration Trump, souhaitant garder l'anonymat, a expliqué que cette coupure résultait de difficultés techniques et non des questions posées par Wasserman Schultz.
La députée démocrate Madeleine Dean a soulevé des interrogations concernant les intérêts commerciaux de Witkoff au Moyen-Orient durant les négociations avec l'Iran, ce qui a conduit Rubio à assurer une défense vigoureuse de son collègue, selon deux sources.
Lors d’une autre conférence téléphonique avec des sénateurs, le chef de la minorité Chuck Schumer a interrogé les responsables sur les sanctions pétrolières. Il a ensuite déclaré que ceux-ci lui avaient confirmé que l'Iran allait engranger des milliards de dollars issus des revenus pétroliers tout en conservant une influence dangereuse sur le détroit d'Hormuz.
Schumer a qualifié cette séance d'information de « tardive, incomplète et dépourvue de détails », appelant Rubio à rendre ces déclarations publiques et sous serment.
Un responsable de l'administration a répondu que Schumer avait déjà reçu un briefing sur l'accord dans le cadre d'une réunion avec des dirigeants de la sécurité nationale et avait eu l'occasion de poser des questions supplémentaires lors d'une session au Sénat.
Plus tard, des responsables de la Maison-Blanche ont présenté un briefing confidentiel aux principaux dirigeants du Congrès et aux présidents de commissions dans le bâtiment du Capitole. Ce rendez-vous s’est tenu dans un climat de méfiance bipartisan concernant les clauses du mémorandum, en particulier la levée des sanctions pétrolières et le fonds de reconstruction de 300 milliards de dollars, que les républicains craignent de voir financer l'armée iranienne et ses alliés régionaux.
Rubio et Witkoff ont aussi tenté d'apaiser les inquiétudes relatives à la lenteur de la réouverture du détroit d'Hormuz, insistant sur la nécessité de retirer davantage de mines marines. Witkoff a par ailleurs souligné que l'Iran avait violé les termes de l'accord en menant une attaque par drone contre un navire de passage durant le week-end.
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