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Suivi des réseaux de financement et des associations : un front européen uni contre l'influence des Frères musulmans

Sophie Wilmès, vice-présidente du Parlement européen, milite pour une stratégie européenne coordonnée afin de contrer l'influence présumée des Frères musulmans via le suivi des financements associatifs.

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Suivi des réseaux de financement et des associations : un front européen uni contre l'influence des Frères musulmans
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Sophie Wilmès, vice-présidente du Parlement européen et ancienne Première ministre belge, mène campagne au sein de l'institution européenne pour contrer l'influence de la confrérie des Frères musulmans, s'appuyant sur des rapports de renseignement européens qui ont soulevé la question du financement de réseaux liés à la confrérie et de leurs relations avec les institutions européennes.

Wilmès souhaite déplacer la confrontation du niveau national vers une stratégie européenne commune, incluant un renforcement de la surveillance des financements associatifs, la facilitation de la dissolution des organisations extrémistes, l'établissement d'une liste européenne des incitateurs à la haine et le renforcement de la coopération entre les services de police et judiciaires.

Mais l'opposition des partis de gauche et écologistes à participer au débat ouvre une autre bataille au sein du Parlement : Sophie Wilmès parviendra-t-elle à transformer la question de l'influence des Frères musulmans en un dossier européen commun ?

« Il est temps de mettre ce dossier sur la table »
Sophie Wilmès, députée du groupe Renew (Renouveau), comme rapporté par le journal belge Sudinfo, déclare : « En juin 2025, après la publication par le renseignement français de son rapport sur les Frères musulmans, il était nécessaire de donner une dimension européenne à ce dossier. Nous sommes concernés.

Nous ne sommes pas les seuls, l'Allemagne aussi, et d'autres. L'infiltration religieuse, y compris islamiste, n'est pas une illusion, elle est documentée dans les rapports périodiques des services de renseignement ».

Les propositions concrètes portées par la résolution de son groupe incluent : la facilitation de la dissolution des associations extrémistes, la création d'une liste européenne des incitateurs à la haine, et le renforcement de la coordination entre la police et la justice à travers les États membres.

Wilmès souligne que des organisations telles que FEMYSO, liées aux Frères musulmans, sont présentes dans quatorze États membres ; ce qui rend la lutte nationale isolée insuffisante : « Si nous voulons lutter efficacement contre ce phénomène, nous avons besoin d'une stratégie européenne ».

La gauche européenne refuse de participer
Ce qui inquiète davantage Wilmès que le phénomène lui-même est l'absence des partis socialistes, écologistes et de l'extrême gauche du débat. Elle demande : « Pourquoi la gauche ne voit-elle pas le danger ou refuse-t-elle de le voir ? » Et ajoute avec une logique stratégique : Les partis démocratiques doivent s'emparer de ce dossier, afin de ne pas le laisser exclusivement à la droite conservatrice et extrême.

Le dossier le plus controversé est celui de FEMYSO (Forum of European Muslim Youth and Student Organizations), accusé d'être une façade institutionnelle des Frères musulmans.

L'organisation est présente dans 22 pays européens, exerce une pression sur le Parlement européen et la Commission, et a reçu entre 2007 et 2022 environ 210 000 euros directement de l'Union européenne.

La Commission a suspendu le financement direct en 2022, mais Le Figaro a révélé en septembre que l'organisation a reconnu que ses activités restent « financées conjointement avec l'Union européenne » dans le cadre de projets plus vastes. La députée européenne Nathalie Loiseau a qualifié cela de « facilitation de l'infiltration par négligence ou naïveté ».

La parlementaire française Marion Maréchal décrit la situation comme une « opacité technique totale », ajoutant que les outils de suivi des soutiens européens pour 2026 « ne sont pas encore accessibles au public », ce qui complique le contrôle parlementaire.

30 ans de positionnement européen
FEMYSO est né en 1996 lors d'une réunion à Stockholm regroupant des organisations islamiques de plusieurs pays européens, dont certaines liées aux Frères musulmans.

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