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Le meurtre des fillettes syriennes Nour Al-Dous et Farah Al-Hamoud a déclenché une réaction institutionnelle, avec l’annonce par le ministre syrien de la Justice d’un projet de loi complet contre la violence familiale en attente de présentation au Conseil populaire.

Le meurtre des deux fillettes syriennes Nour Al-Dous et Farah Al-Hamoud, ainsi que d’autres cas d’enfants victimes de violences domestiques, a rompu l’immobilisme législatif sur la question de la violence familiale en Syrie.
Ces affaires, devenues un sujet central de discussion dans l’espace public syrien après la diffusion de détails choquants sur les sévices subis, ont poussé les autorités à agir rapidement afin de répondre à la colère grandissante de la population.
Le ministre syrien de la Justice, Mazar Al-Waïs, a confirmé que son département suit activement les dossiers de Nour et Farah. Il a précisé que ces enquêtes ne sont pas traitées comme des réponses ponctuelles à une crise passagère, mais bien comme des éléments constitutifs de la responsabilité institutionnelle du ministère et de son plan réformateur global. Il a révélé l’existence d’un projet de loi intégral destiné à lutter contre la violence familiale, actuellement en attente de soumission au Conseil populaire.
Le ministre a souligné, dans une déclaration publiée samedi dernier par la chaîne officielle du ministère sur Telegram, que la protection de l’enfance figure parmi les axes prioritaires de son programme depuis son lancement. Selon lui, il existe une conviction profonde au sein du ministère selon laquelle cette protection relève d’une responsabilité nationale collective, et que la construction d’un système de justice adapté aux mineurs constitue un investissement direct dans l’avenir de la société ainsi qu’un renforcement effectif de l’État de droit.
Al-Waïs a indiqué que le ministère a élaboré, en coordination avec les autres ministères concernés, les institutions nationales compétentes et des organisations internationales, une stratégie nationale complète pour la protection de l’enfance. Un programme national de modernisation de la justice réparatrice pour mineurs a également été mis en place, visant à renforcer la protection juridique et judiciaire, à ancrer les principes de réforme et de réinsertion sociale, et à faire de l’intérêt supérieur de l’enfant le critère fondamental dans la conception des politiques publiques, la rédaction des textes législatifs et la prise de décisions judiciaires.
Le ministre a insisté sur l’attention particulière accordée par son département au phénomène de la violence familiale, compte tenu de ses conséquences graves sur la famille, la société, et plus particulièrement sur les enfants et les femmes. Il a rappelé que, depuis plusieurs mois, le ministère collabore étroitement avec le ministère des Affaires sociales et du Travail ainsi qu’avec les entités nationales compétentes pour finaliser un projet de loi exhaustif contre la violence familiale. Ce texte prévoit une approche globale englobant la prévention, la protection, la création de mécanismes spécialisés au sein des forces de sécurité et de la justice, le renforcement des mesures de sauvegarde des victimes, ainsi que l’alourdissement des sanctions applicables aux auteurs de ces infractions.
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