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La nouvelle administration syrienne a retiré des manuels scolaires les termes « occupation ottomane » et « oppression turque », remplaçant ces mentions par une description neutre de quatre siècles de domination.

Le renversement du régime Baas en Syrie a déclenché une refonte profonde du système éducatif. Les autorités ont supprimé des livres d'histoire l'expression « occupation ottomane » ainsi que les références à la prétendue « oppression turque ». Cette décision marque un tournant dans la présentation de la période ottomane, qui s'étend sur environ 400 ans.
Ces modifications interviennent après treize années de guerre civile. Le processus politique initié le 27 novembre 2024 a conduit à la chute du régime Baas, au pouvoir depuis soixante et un ans. La nouvelle direction du pays a entrepris de purger les supports pédagogiques de toute propagande héritée de l'ère Assad.
La réforme curriculaire touche plusieurs disciplines, incluant l'histoire, les sciences sociales, la géographie et l'éducation religieuse. Dans les manuels, la désignation « occupation ottomane » est désormais remplacée par le terme « administration ottomane ». Les passages associant cette époque à des politiques de persécution ou de violence contre les Turcs ont été entièrement retirés.
L'objectif affiché est de neutraliser les discours hostiles envers l'Empire ottoman présents dans les programmes précédents. Cette approche vise à rétablir une narration plus objective concernant la longue présence ottomane dans la région.
Les ouvrages historiques intègrent également de nouveaux éléments relatifs à la Première Guerre mondiale. Des sections spécifiques décrivent désormais la collaboration entre le chérif Hussein de La Mecque et les forces britanniques durant ce conflit. Ces ajouts contextualisent les événements historiques sous un angle différent de celui imposé par l'ancien régime.
Cette révision pédagogique est perçue comme un signal important pour les relations diplomatiques futures entre Ankara et Damas. Elle reflète une volonté de redéfinir les liens régionaux à travers une lecture renouvelée du passé commun.
Sur le terrain, la transition se poursuit avec la remise en état des infrastructures essentielles. Les réseaux routiers, les systèmes d'approvisionnement en eau, les hôpitaux et les établissements scolaires sont progressivement restaurés. À Alep, ancienne zone centrale des combats, la vie quotidienne reprend son cours normal, symbolisée par la reprise des cloches de l'école.



