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Séisme et rupture glaciaire déclenchent une crue meurtrière à la frontière

Une crue soudaine provoquée par l’effondrement d’un glacier sur le fleuve Lindi a fait au moins 157 morts et plus de 484 disparus le mercredi 27 août 2026, le long de la frontière entre le Népal et la région autonome du Tibet.

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Une crue meurtrière s’est abattue mercredi sur la zone montagneuse frontalière entre le Népal et la région autonome du Tibet, faisant au moins 157 morts. Les autorités des deux côtés redoutent une hausse du bilan en raison des dégâts massifs causés par le phénomène.

L’origine exacte de l’effondrement de la masse glaciaire reste inconnue. Des responsables népalais évoquent un séisme survenu quelques minutes avant la crue comme une cause possible. Ce tremblement de terre aurait pu déstabiliser la partie inférieure du glacier du fleuve Lindi, situé au Népal. Le cours d’eau traverse ensuite les deux territoires.

Les eaux ont submergé routes, ponts, habitations et infrastructures énergétiques dans les zones frontalières népalaises. À Gyirong, principal passage terrestre avec le Tibet, un glissement de terrain a coupé les voies de circulation, interrompu les communications et sectionné les lignes électriques.

Le géologue népalais Prakash Pokharel a précisé : « Il n’est pas encore clair si le séisme est à l’origine de la catastrophe. » En 2023, l’ONU avait indiqué que les montagnes népalaises avaient perdu près d’un tiers de leur couverture glaciaire en un peu plus de trente ans sous l’effet du réchauffement climatique.

Plus de 484 personnes sont portées disparues, dont 105 Indiens, 93 Népalais, trois Américains et douze Britanniques. Huit Sud-Coréens travaillant dans une centrale hydroélectrique restent introuvables. Parmi les disparus figurent également 17 Malaisiens, quatre Sud-Africains, un Australien et un Néerlandais.

Les autorités ont émis une alerte pour une nouvelle crue, car le lit du fleuve Lindi demeure obstrué en amont. Des mises en garde similaires ont été lancées dans les États indiens du Bihar et de l’Uttar Pradesh, frontaliers du Népal, où plusieurs cours d’eau himalayens se jettent dans les plaines.

Cet effondrement de glace et de roches a déclenché des inondations rapides et étendues au Népal, entraînant la disparition de centaines de personnes ainsi que des dégâts importants dans les villages et les réseaux d’infrastructure.

Des unités de police et de l’armée participent aux opérations de secours. Toutefois, des responsables ont indiqué que les hélicoptères spécialisés ne pourront pas atterrir dans certaines zones sinistrées tant que les eaux ne seront pas en baisse.

Les habitants des zones basses sont évacués vers des lieux plus sûrs. Ceux vivant en bordure du fleuve reçoivent des instructions de rester en état d’alerte permanent.

La Chine a déployé au moins 574 secouristes au poste frontalier de Gyirong, mais les sédiments charriés par la crue entravent fortement les interventions. D’autres pays ont proposé leur aide. L’Inde a confirmé qu’elle coordonnait étroitement ses actions avec Katmandou. La Corée du Sud prévoit l’envoi d’une équipe d’intervention rapide composée de fonctionnaires, de pompiers et de policiers.

Dans l’est de l’Asie, la pression météorologique s’intensifie. Mardi, le typhon « Nara », stationnaire depuis plusieurs jours dans le golfe du Tonkin, a provoqué des pluies torrentielles sur la région chinoise du Guangxi, ainsi que sur les provinces voisines de Hainan et du Guangdong. À Chongzuo, célèbre pour ses cascades et ses formations karstiques, plus de 15 000 personnes ont été évacuées après que le niveau de l’eau a dépassé le record historique de 2008. Selon la télévision officielle CCTV, 54 000 personnes ont été déplacées dans l’ensemble du Guangxi.

Des pluies intenses ont frappé le sud et l’est de Taïwan, entraînant la fermeture d’écoles et de bureaux, et la disparition de quatre personnes. L’île se prépare à l’arrivée imminente d’un nouveau système cyclonique. À Kaohsiung, entre dimanche et mardi, les précipitations ont atteint près d’un mètre, dépassant celles enregistrées lors du typhon « Morakot » en 2009, qui avait fait environ 700 morts et causé trois milliards de dollars de dégâts.

Le typhon « Saodil », de force modérée, progresse lentement vers le sud du Japon et le nord de Taïwan à une vitesse de 20 km/h, accompagné de vents soutenus de 162 km/h et de rafales pouvant atteindre 216 km/h. L’Agence météorologique japonaise a émis une alerte aux vents destructeurs dans les îles d’Okinawa, soulignant le risque d’inondations, de crues fluviales et de glissements de terrain.

La Direction centrale de la météorologie taïwanaise prévoit que « Saodil » passera au nord de l’île, apportant des pluies intenses sur sa partie septentrionale à partir de jeudi soir jusqu’à vendredi. Son intensité devrait toutefois diminuer progressivement, tout comme l’étendue de son champ de vents violents. L’incertitude demeure quant au moment précis et à l’ampleur de ses effets pluviométriques.

« Saodil » devrait toucher la côte de la province chinoise du Fujian entre la fin de jeudi et le début de vendredi. Le Centre national chinois des prévisions maritimes a émis une alerte orange — le deuxième niveau le plus élevé — pour des vagues pouvant atteindre 7 à 12 mètres dans la partie orientale de la mer de Chine orientale.

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