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Tigré : les rebelles quittent Mekele face à l'avancée fédérale

Les combattants du Front de libération du Tigré ont évacué la capitale régionale samedi, alors que les forces éthiopiennes progressaient vers la ville.

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Tigré : les rebelles quittent Mekele face à l'avancée fédérale
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Des combattants et des dirigeants du Front de libération du Tigré ont quitté Mekele, la capitale régionale, ce samedi. Ce retrait coïncide avec l'avancée des troupes dépendant des autorités fédérales éthiopiennes en direction de cette agglomération, selon des informations rapportées par l'Agence France-Presse.

Un journaliste local a confirmé à l'AFP que les membres de la formation rebelle « quittaient Mekele ». Il a précisé que les bâtiments administratifs ainsi que les commissariats de police étaient désormais dépourvus de personnel de sécurité.

Le groupe « Forces de paix du Tigré », allié au gouvernement central d'Addis-Abeba, a annoncé avoir repris le contrôle de l'aéroport principal situé dans la capitale de la région septentrionale. Dans un message publié sur la plateforme X, le mouvement a affirmé : « Nous avons établi un contrôle total sur l'aéroport Mekele Alula Aba Nega. Nous procédons actuellement au ratissage de la ville de Mekele. »

L'agence Reuters n'a pas été en mesure de vérifier indépendamment les affirmations de ce groupe armé. Le bureau du Premier ministre éthiopien n'a pas réagi aux sollicitations de l'agence de presse pour le moment.

Rupture de l'accord de Pretoria

Les tensions persistantes entre l'exécutif fédéral et le Front de libération du Tigré se sont transformées en conflit ouvert mercredi dernier. Cette escalade a suivi des attaques lancées par la rébellion qui se sont étendues aux régions Afar et Amhara, situées dans le nord de l'Éthiopie.

Les combats en cours dans le Tigré et dans les zones voisines d'Amhara et d'Afar ont entraîné l'effondrement de l'accord de paix de Pretoria. Cet accord, signé il y a quatre ans, avait mis fin à une guerre ayant causé des centaines de milliers de morts.

La guerre civile éthiopienne s'était déroulée entre 2020 et 2022. Elle résultait de la rupture des relations entre le Front populaire de libération du Tigré, une organisation armée devenue parti politique dominant la scène nationale pendant près de trois décennies, et le Premier ministre Abiy Ahmed. Ce dernier avait pris ses fonctions en 2018, mettant fin à l'hégémonie politique du Front.

Au cours des derniers mois, le Front populaire de libération du Tigré et le gouvernement fédéral se sont mutuellement accusés de violer l'accord conclu en novembre 2022. Trois jours avant le déclenchement de son offensive, la rébellion avait annoncé la création d'une nouvelle alliance regroupant six autres groupes armés présents à travers l'Éthiopie, dans le but de renverser l'administration d'Abiy Ahmed.

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