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Trump : l'aide américaine à Israël cessera d'ici la fin de l'année
Le président américain Donald Trump a déclaré que les aides américaines à Israël prendront fin d'ici la fin de l'année, soulignant que Washington n'entend pas poursuivre le financement après cette échéance.

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que les aides américaines à Israël « cesseront d'ici la fin de l'année », ajoutant que Tel-Aviv « n'en a pas besoin » et insistant sur le fait que Washington ne continuera pas à fournir des fonds à Israël au-delà de la fin de cette année.
Ces déclarations de Trump concernant l'aide à Israël, une question qui divise les électeurs américains et rencontre une opposition croissante dans les deux partis, coïncident avec le début du vote pour les élections de mi-mandat, qui détermineront le parti dominant au Congrès. Les résultats pourraient avoir des répercussions sur l'agenda de Trump durant les deux dernières années de son mandat.
Dans un entretien accordé à l'émission « Fox & Friends » sur FOX NEWS, Trump a ajouté : « Concernant le paiement d'argent à Israël, nous avions convenu, Bibi (Benjamin) Netanyahou et moi-même, de verser quatre milliards de dollars par an à Israël, mais nous avons décidé il y a quelques mois d'arrêter cela ». Il a poursuivi : « Nous avons déjà convenu que nous ne paierons plus aucun argent à Israël d'ici la fin de cette année... et nous aiderons Israël si elle a besoin d'aide ».
Il a indiqué qu'Israël « aura la possibilité d'acheter des armes, quelles qu'elles soient ».
Pendant des décennies, les États-Unis ont soutenu la sécurité d'Israël en fournissant des milliards de dollars d'aide militaire annuelle, ainsi qu'une coopération étroite dans les domaines du renseignement, de la défense antimissile et du développement des armements.
Cependant, le recul du soutien politique aux États-Unis pour le maintien du financement de l'armée israélienne a poussé certains membres du Congrès à proposer une alternative fondée sur la fin de la dépendance aux aides financières directes, remplacées par un partenariat défensif, industriel et technologique juridiquement contraignant entre les deux pays.
Partenariat plutôt qu'aide
En août dernier, le Congrès américain a examiné une proposition visant à remodeler la relation défensive entre les États-Unis et Israël, en passant progressivement du modèle d'aides militaires annuelles à un partenariat défensif, technologique et de renseignement plus intégré. Une étape que ses partisans considèrent comme bénéfique pour Washington, tandis que ses détracteurs avertissent qu'elle pourrait conférer à Israël une influence sans précédent sur les capacités défensives américaines.
Le « New York Times » a rapporté que cette orientation bénéficie du soutien de Trump et de Netanyahou, alors que l'opposition augmente au sein des partis républicain et démocrate quant à la poursuite de l'envoi de l'argent des contribuables américains pour financer l'armée israélienne.
Le projet de loi prévoit la création d'un bureau au sein du département de la Guerre américain (« Pentagone »), légalement tenu de faciliter la coopération défensive avec Israël, de superviser le développement, les tests et la mise en service de nouveaux systèmes d'armes et technologies.
Les partisans de la proposition estiment que les États-Unis tireront profit des innovations israéliennes dans les domaines de la défense et du renseignement, et que la relation bilatérale passera d'une dynamique « donateur-bénéficiaire » à un partenariat stratégique équitable.
À l'inverse, les opposants craignent que ce lien étroit puisse entraîner un chevauchement sans précédent entre l'institution militaire israélienne et le département de la Guerre américain, rendant tout futur retrait difficile.
Des électeurs favorables à l'arrêt de l'aide
Selon un sondage réalisé par Asharq News et Ipsos auprès des électeurs américains en octobre, avant les élections de mi-mandat, 30 % des électeurs américains se sont déclarés favorables à l'arrêt de l'aide militaire à Israël. Par ailleurs, 22 % ont choisi de la maintenir sous conditions supplémentaires pour protéger les civils, tandis que 16 % ont exprimé leur soutien à sa poursuite sans nouvelles conditions.
Comme le montrent les données du sondage mené par Asharq News et Ipsos entre le 9 et le 11 octobre, portant sur 1 020 Américains âgés de 18 ans ou plus, 31 % des personnes interrogées se sont dites incertaines de leur position sur la question.
Ces résultats répartissent les opinions selon différentes options concernant la poursuite de l'aide et ses conditions. Chaque option reflète une réponse indépendante ; ceux qui exigent des conditions supplémentaires ont choisi le maintien de l'aide conformément à ces conditions.
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